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    Quand la princesse saoudienne dérape, c’est le garde du corps qui trinque

    © AFP 2019 Hassan Ammar
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    Les comportements déviants sont monnaie courante au sein des riches familles du Golfe, certaines d'entre elles bénéficiant en plus de l'immunité diplomatique. Ceci voue à l’échec toute tentative de poursuites judiciaires.

    Le cas de la princesse saoudienne qui avait ordonnée de «tuer» ce «chien» d'artisan parisien a pris un tour finalement assez peu surprenant: c'est le garde du corps qui a été inquiété par la justice.

    Selon une source proche de l'enquête, le garde du corps de la princesse ayant menacé un artisan parisien a été mis en examen samedi et placé en détention provisoire. Une information judiciaire a été ouverte pour violences avec arme, menaces de mort, vol et séquestration sur personne ayant provoqué une incapacité totale de travail (ITT) de moins de huit jours.

    Selon le récit que la victime a fait à la police, au moment où il prenait une photo d'une des pièces où il devait travailler, la princesse a demandé à ses gardes du corps armés d'intervenir. Ces derniers étaient autorisés à porter une arme par le ministère de l'Intérieur pour des raisons diplomatiques.

    L'artisan a été accusé de prendre des photos afin de les revendre à des journalistes, la princesse ayant ordonné à ses gardes de le frapper au niveau de la tête avant de le ligoter. Traité de « chien », il a été forcé à s'agenouiller pour baiser les pieds de la princesse pour l'avoir « insultée ». Ordre auquel l'artisan dit avoir refusé de se soumettre.

    Les monarques de la région du Golfe Persique n'en sont pas à leurs premiers démêlés avec la justice.

    Ainsi, l'année dernière, le prince saoudien Majid Abdul-Aziz Al Saud a été arrêté aux États-Unis sur des accusations de délits sexuels. Cependant, il a été libéré un peu plus tard, moyennant le versement d'une caution de 300 000 dollars.

    Le fils du souverain de Dubaï, Sheikh Rashid Al Maktoum, a tué un membre du personnel du bureau de son père. Pourtant le jeune prince n'a pas été inquiété. Il a tout simplement été privé de son droit de succession. En outre, personne n'aurait rien su de cet incident si le site Wikileaks n'avait pas divulgué la correspondance des diplomates américains qui débattaient de la situation.

    A n'en pas douter, il serait bon que les têtes couronnées du golfe persique remettent au plus vite les pieds sur terre.

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    Tags:
    garde du corps, princesse, Arabie Saoudite
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