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Un lanceur d'alerte inconnu, employé de l’Agence nationale de la sécurité américaine (NSA) comme Edward Snowden, s'est vu interpellé pour piratage de données hautement confidentielles.

Un lanceur d'alerte inconnu, employé de l'Agence nationale de la sécurité américaine (NSA) comme Edward Snowden, s'est vu interpellé pour piratage de codes sources hautement confidentiels et élaborés par la NSA pour hacker les systèmes des gouvernements étrangers, a indiqué le New York Times.

Le Bureau fédéral d'enquête américain (FBI) a interpellé secrètement un lanceur d'alerte de la NSA et s'efforce à l'heure actuelle de découvrir s'il a volé et divulgué les codes informatiques confidentiels permettant de hacker les réseaux des gouvernements étrangers, selon de hauts responsables du renseignement et des forces de l'ordre.

Edward Snowden n'a pas tardé à réagir: « C'est énorme. Est-ce que le FBI a secrètement interpellé la personne derrière les rapports de la NSA sur les énormes ratés des produits US? », écrit-il sur son compte Twitter.

« Ai-je raison de comprendre qu'ils ne l'ont pas accusé en vertu de la Loi sur l'espionnage? Sous le gouvernement actuel, c'est une absence remarquable », poursuit-il.

Selon le département de la Justice, Harold Thomas Martin, âgé de 51 ans, encourt jusqu'à 10 ans d'emprisonnement pour piratage de la propriété du gouvernement et un an pour avoir supprimé des données confidentielles.

« Parmi les données confidentielles figuraient six documents obtenus à partir de renseignements sensibles et produits par une agence gouvernementale en 2014 », signale le département dans un communiqué. « Ces documents ont été élaborés via des sources et moyens gouvernementaux sensibles, cruciaux dans le cadre de nombreux dossiers nationaux de sécurité. La publication de ces documents révélera ces sources et moyens ».

« Si il est reconnu coupable, Harold Thomas Martin encoure un an d'emprisonnement au maximum pour la suppression non autorisée et la conservation d'informations confidentielles, ainsi que 10 ans de prison pour vol d'une propriété gouvernementale », précise le communiqué.

partisan de Snowden
© AFP 2020 Boris Roessler

Le piratage atteste d'une perspective embarrassante qu'une personne de l'intérieur ait réussi à dérober des informations hautement confidentielles de la NSA. Et ce pour la deuxième fois en l'espace de trois ans, après qu'en 2013 Edward Snowden a révélé l'existence d'un programme informatique secret baptisé PRISM, permettant aux États-Unis de surveiller les échanges par mail, messagerie instantanée, téléphone et réseaux sociaux des utilisateurs dans le pays et ailleurs dans le monde.

Or, ce « second Snowden », comme il est déjà baptisé, qui a d'ailleurs travaillé comme Edward Snowden auprès du cabinet de conseil Booz Allen Hamilton, responsable de l'élaboration et de la mise en œuvre de la plupart des cyber-opérations de la NSA, surtout les plus délicates, aurait piraté des informations d'une autre nature que celles hackées par son prédécesseur.

Concrètement, le lanceur d'alerte est soupçonné d'avoir piraté les codes sources utilisés pour hacker les systèmes informatiques de pays tels que la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord.

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Tags:
confidentialité des données, interpellation, piratage, FBI, Agence nationale de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden, États-Unis
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