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Crise migratoire (automne-hiver 2016/17) (79)
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Sur fond de croissance du flux migratoire, la Commission européenne est toujours supposée corriger les chiffres des quotas de migrants.

L'opposition de la Hongrie à l'imposition unilatérale des quotas imposés par la Commission européenne et des quotas en eux-mêmes, calculés d'après un nombre de 160 000 personnes au lieu des 2,25 millions de migrants qui seront arrivés vers la fin de l'année, est tout à fait logique, a déclaré Jean-Paul Gourévitch, écrivain et consultant international français, dans une interview accordée à Sputnik en compagnie de Marie-Laure Fages, chargée des droits de l'homme au Parti socialiste.

« C'est le référendum de la honte. (…) En terme de politique intérieure, M. Orban avait besoin de ce référendum pour relégitimer et compenser son manque de popularité et en politique extérieure, M. Orban avait besoin de se positionner dans la fameuses sacro-sainte lutte contre les élites politiques en Europe », a poursuivi pour sa part Marie-Laure Fages.

Selon elle, un mécanisme de répartition des réfugiés doit être élaboré en conformité du niveau économique des pays.

« La majorité des Européens sont en position de rejet alors qu'il y a quelques années, le sentiment était beaucoup plus favorable par rapport aux migrants. (…) Ils ont été surpris par cette vague très importante qui n'avait pas été prévue, parce qu'ils ont vu que l'Europe n'avait rien mis en place pour essayer de canaliser cette vague. (…) Je ne crois pas qu'on puisse se passer de l'opinion des gens », a notamment estimé Jean-Paul Gourévitch.

Malgré l'idée du multiculturalisme, l'intégration des migrants dans la société occidentale suscite de nouveaux problèmes sur le plan religieux et social.

A l'image notamment de la Jungle de Calais, en voie d'être enfin démantelée, qui abrite, selon M. Gourévitch, 9 000 personnes. Cependant, en France, il reste 79 000 demandeurs d'asile, dont 4 000 risquent de partir, auxquels il faut trouver un logement et un emploi.

La Hongrie, selon Mme Fages, a accueilli au jour d'aujourd'hui quelque 2 000 réfugiés, alors que la campagne électorale a coûté 48,7 millions d'euros.

Côté référendum, 98,3 % des Hongrois se sont opposés à la décision contraignante de relocalisation des demandeurs d'asile au sein de l'Union européenne. En outre, ce scrutin consultatif n'a vu que 39,9 % des personnes inscrites sur les listes électorales se rendre aux urnes.

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Tags:
politique intérieure, quotas, crise migratoire, référendum, réfugiés, Parti socialiste français (PS), Commission européenne, Sputnik, Union européenne (UE), Jean-Paul Gourévitch, Marie-Laure Fages, Viktor Orban, Calais, Hongrie, France
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