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    Convoi de l’Onu bombardé: Lavrov appelle à montrer les projectiles

    Convoi humanitaire attaqué: les allégations sur l’implication russe indéfendables

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    Situation en Syrie (automne 2016) (217)
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    Les États-Unis et leurs alliés ont à maintes reprises accusé la Russie d’être derrière l’attaque contre le convoi humanitaire de l’Onu survenue dans la nuit du 19 au 20 septembre à Alep. Or, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a rappelé que jusqu’à présent aucune preuve tangible prouvant ces allégations n’avait été livrée.

    Les accusations affirmant que la Russie serait derrière l'attaque contre le convoi humanitaire de l'Onu près d'Alep sont indéfendables, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères dans un entretien à la chaîne de télévision CNN.

    « À mon avis, toutes ces déclarations devraient être vérifiées car comme dans le cas des allégations au sujet des cyber-attaques contre les serveurs du Parti démocrate des États-Unis, nous n'avons reçu aucune preuve. Nous avons demandé de nous livrer des faits, nous avons demandé un enquête sur l'attaque contre le convoi humanitaire à Alep », a souligné le ministre.

    Et d'ajouter que les propos de son « ami et homologue » britannique Boris Johnson au sujet de la soi-disant implication russe étaient de la politicaillerie pure et dure.

    « Ils faut apporter de la clarté dans ces discussions. Nous sommes ouverts à toute discussion, nous n'avons jamais brûlé les ponts et nous voulons discuter de tout et dépister la vérité au lieu de s'entraccuser sans livrer de preuve », a fait remarquer Sergueï Lavrov.

    Un convoi humanitaire de l'Onu et du Croissant-Rouge syrien composé de 31 camions a été la cible de tirs dans la nuit du 19 au 20 septembre dernier au nord-ouest d'Alep. Les camions transportaient de l'aide destinée à 78 000 personnes habitant Orum al-Koubra. Selon l'Onu, 18 des 31 camions ont été touchés. Le Croissant-Rouge a pour sa part précisé qu'un volontaire et plusieurs civils avaient trouvé la mort dans l'attaque.

    Selon le ministère russe de la Défense, un drone capable d'attaquer des cibles terrestres et appartenant à la coalition dirigée par les États-Unis se trouvait non loin du convoi au moment de l'attaque. Le ministère syrien de la Défense a accusé les États-Unis d'avoir attaqué le convoi pour détourner l'attention des frappes aériennes de la coalition contre l'armée syrienne près de Deir ez-Zor. 

    Les États-Unis ont pour leur part rejeté la responsabilité du bombardement sur Moscou et Damas. Toutefois le chef d'état-major interarmées américain Joseph Dunford a été contraint d'avouer ne disposer d'aucune preuve. Quant au chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, il a affirmé disposer d'images satellites prouvant la soi-disant implication de Moscou dans la frappe contre le convoi humanitaire en Syrie.

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    Tags:
    convoi, attaque, preuves, accusations, Croissant-Rouge, ONU, Boris Johnson, Sergueï Lavrov, Alep, Syrie, Russie
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