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    La candidate à la présidence américaine Hillary Clinton

    Hillary Clinton était invitée à critiquer les actions de la Russie en Syrie

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    WikiLeaks publie de nouveaux e-mails piratés, dévoilant comment la société qui a aidé Barack Obama à accéder au poste de président a conseillé l'actuelle candidate démocrate, Hillary Clinton. L’une des recommandations de cette société était la critique de la politique de Moscou en Syrie.

    Les conseillers du QG électoral de la candidate à la présidence américaine, Hillary Clinton, l'ont encouragée à critiquer les actions de la Russie en Syrie, pour « se montrer forte » aux yeux des électeurs, selon des documents publiés par le site Wikileaks le 10 octobre.

    Il s'agit de troisième lot de lettres du directeur de la campagne électorale de Mme Clinton, John Podesta, publié sur la Toile. Dans la correspondance du 19 novembre 2015, les représentants du QG de Clinton discutent d'un brouillon de son discours sur le groupe terroriste État islamique. La candidate démocrate devait prononcer ce discours plus tard le même jour.

    « Dans le discours (de Hillary Clinton, ndlr) de nouvelles "zones d'exclusion aérienne" en Syrie sont mentionnées. Comment cela correspond-il à la campagne actuelle de bombardements russe ? N'est-il pas mieux d'accuser les Russes de la détérioration de la situation ? Or, elle va se montrer forte. Qu'elle s'oppose à Poutine », écrit John Anzalone, le partenaire de la société Anzalone Liszt Grove Research, qui donne des consultations à Mme Clinton au cours de la course présidentielle.

    Sur le site web de la société, on trouve une liste de clients, avec en premier lieu la campagne électorale « Hillary Clinton pour l'Amérique » (Hillary Clinton for America), tandis qu'à la deuxième place, on découvre le président américain Barack Obama, qui a également profité des services de ce bureau lors des élections présidentielles précédentes.

    « Maintenant, dans le discours il y a un paragraphe du nom de John Anzalone », a répondu à ces propositions Jake Sullivan, le conseiller de Mme Clinton sur les questions de politique étrangère.

    Finalement, dans son discours public, Hillary Clinton a brièvement critiqué le président russe. Dans le même temps, elle s'est exprimée en faveur de la coopération avec la Russie dans la création d'une zone d'exclusion aérienne, et a souligné l'importance du rôle de Moscou dans la résolution du conflit syrien.

    Cependant, contrairement aux recommandations de M. Anzalone, les conseillers de Mme Clinton ont laissé dans le texte une référence à « la fin du règne d'Assad. »

    Le QG de campagne d'Hillary Clinton joue largement la « carte russe ». En particulier, les démocrates ont accusé à plusieurs reprises le candidat républicain Donald Trump de liens avec la Russie. Et en réponse aux publications de Wikileaks, les démocrates ont déclaré que la Russie avait été impliquée dans le piratage des serveurs e-mail du parti, en accusant Moscou d'avoir tenté d'influencer les élections américaines.

    Toutefois, pour le moment, aucune preuve n'a pas été présentée pour justifier leurs accusations.

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    élections, Présidentielle américaine 2016, WikiLeaks, Hillary Clinton, Syrie, États-Unis, Russie
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