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    Moscou reçoit une «offre exotique» pour assurer la sécurité des frets humanitaires à Alep

    © Sputnik . Michael Alaeddin
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    Situation à Alep (2016) (180)
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    Alors que le besoin d'organiser des convois humanitaires à Alep persiste et que Washington tourne activement le dos, la Russie a reçu une proposition pour le moins extraordinaire afin d'assurer la sécurité des convois, a confié le dirigeant russe Vladimir Poutine dans un entretien accordé à TF1.

    Il est inutile de convaincre la Russie de la nécessité d'organiser un convoi humanitaire à Alep, vu qu'elle est prête à assurer sa sécurité sur la route de Castello en coopération avec les États-Unis, mais Washington a rejeté cette initiative, a déclaré le président russe Vladimir Poutine.

    « Regardez, en évoquant Alep, nous parlons tous de la nécessité des convois humanitaires. Tout le monde nous persuade qu'il faut en organiser un. Mais comment le faire ? Il n'existe là qu'une route par laquelle transitent les convois et il y a là d'une part des terroristes et des troupes gouvernementales de l'autre. Et nous sommes déjà au courant de la provocation, d'une frappe contre la route, et nous savons qu'un des groupes terroristes est derrière », a fustigé le dirigeant russe dans une interview à la chaîne française TF1.

    La Russie de son côté propose de séparer les djihadistes et l'armée syrienne et de libérer la route pour que les convois humanitaires puissent y passer. Selon M. Poutine, « tout le monde accepte cette proposition, on l'inscrit même dans des documents, et puis rien ne se passe de la part de nos partenaires : soit ils ne veulent pas faire reculer les terroristes, soit ne peuvent pas le faire, je ne sais pas ».

    Ensuite, le président russe a évoqué une « offre exotique » que Moscou a reçu ces derniers temps.

    « Et maintenant je vais vous étonner. On nous a proposé que nos forces armées, les militaires russes s'installent sur cette route pour assurer la sécurité. Nos militaires, courageux et résolus, sont venus me dire : d'accord, nous sommes prêts. Je leur ai répondu : non, nous allons le faire, mais avec les Américains, allez le leur proposer. Et ces derniers ont vite refusé, ne voulant pas s'y rendre, ni détourner les unités d'opposition et de terroristes », a souligné M. Poutine.

    Pour mettre fin à la crise, il faut augmenter le niveau de confiance mutuelle et comprendre que ces menaces sont communes et c'est seulement ensemble qu'on peut les mater et les éradiquer. Les parties ne doivent pas s'occuper de la « rhétorique politique », mais chercher une issue à la situation en Syrie.

    « Quelle issue ? Il n'y en a qu'une seule possible : il faut convaincre toutes les parties impliquées dans le conflit de poursuivre le chemin du règlement politique », a conclu le dirigeant russe.

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    Tags:
    convois humanitaires, militaires, sécurité, terrorisme, aide humanitaire, Vladimir Poutine, Washington, Alep, Moscou, Syrie, États-Unis, Russie
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