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Antonio Guterres, le prochain secrétaire général de l’Onu, se dit prêt à œuvrer pour un rapprochement entre la Russie et les États-Unis, qu’il considère comme les deux principaux pays du monde à l’heure actuelle.

Antonio Guterres, qui a été nommé officiellement à la tête de l'Onu jeudi, et qui succèdera à Ban Ki-moon dès le 1er janvier 2017, a accordé une interview à Rossiya Segodnya.

Le prochain chef de l'Onu a commencé par assurer qu'il ferait de son mieux pour maintenir et renforcer la confiance entre les membres des Nations unies dans leur ensemble, ayant souligné que les États-Unis et la Russie étaient deux pays absolument centraux dans le monde actuel.

« Je me suis réjoui d'avoir constaté que les négociations sur la Syrie reprendraient. Je ne cesserai pas d'inciter ces deux pays, et les autres aussi, à s'unir. Je suis absolument convaincu que si ces deux pays se rapprochent, ils auront une possibilité immense de mobiliser les autres et de prouver que les divergences existantes peuvent être surmontées », a-t-il signalé.

Les relations entre Moscou et Washington se sont sérieusement dégradées ces dernières années à cause de la situation en Crimée et en Ukraine, mais également suite aux divergences sur la situation en Syrie.

Les États-Unis accusent la Russie de démarches agressives. La Russie, pour sa part, reproche aux États-Unis et à l'Otan leur activité militaire intense à proximité des frontières russes et juge que le déploiement du système américain de défense antimissile en Europe pourrait torpiller la stabilité stratégique.

 À la question de savoir s'il sera capable, en sa qualité de secrétaire général de l'Onu, de mobiliser Moscou et Washington, Antonio Guterres répond :

« Je ferai tout mon possible ».

Il a souligné qu'en tant que numéro 1 de l'Onu, son secrétaire général est responsable pour le travail efficace de l'organisation, pour sa capacité de répondre aux besoins des gens. Il a précisé qu'à ce poste il tâcherait de proposer ses services d'intermédiaire.

Dans son discours devant l'Assemblée générale jeudi, M. Guterres a signalé qu'aujourd'hui le monde éprouvait un « manque de paix ». Selon lui, le chef de l'organisation mondiale devait servir d'intermédiaire dans l'activité des États dans le but de combler cette pénurie.

« Je ferai de mon mieux pour coopérer avec les États, pour leur proposer mes services d'intermédiaire afin que les gens puissent se réunir et comprendre que les conflits actuels ne produisent que des perdants. Il n'y a pas de gagnants. Il est dans l'intérêt de chacun d'arrêter les conflits », a-t-il conclu son entretien à Rossiya Segodnya.

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Tags:
confiance, intermédiaire, rapprochement, ONU, Antonio Guterres, Crimée, Ukraine, États-Unis, Russie
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