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Dans son offensive tous azimuts contre le régime de Damas, l’administration américaine a ressorti de sa manche l’atout chimique.

Les États-Unis ont diffusé au sein de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) un projet de résolution contraignant la Syrie à se débarrasser de ses stocks de chlorine, un produit chimique largement utilisé comme épurateur industriel, communique Foreign Policy.

Selon le magazine, les États-Unis pouvaient recourir à cette mesure sur fond du rapport de l'OIAC sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie.

D'après ce rapport, les autorités syriennes seraient responsables de deux cas d'utilisation de ces armes. Les représentants de la Russie ont plusieurs fois déclaré que certains détails du rapport demandaient des preuves et que, pis encore, certaines de ses conclusions pouvaient être fondées sur des données falsifiées.

En outre, le projet de résolution enjoint à la Syrie de révéler, dans un délai de 30 jours, le volume de ses stocks de certains agents toxiques. La même information devrait être communiquée en cas d'adoption d'une résolution sur les stocks d'armes syriennes contenant du chlore (notamment les bombes-barils dont pourraient disposer, selon les États-Unis, les forces armées syriennes).

Le magazine signale également que la résolution, dont le texte est à sa disposition, prévoit le retrait à la Syrie du droit de vote au sein de l'OIAC, l'interdiction aux représentants syriens d'occuper des postes de responsabilité et, plus généralement, d'être employés au siège de l'organisation. De fait, le rôle de la Syrie au sein de l'OIAC serait réduit à celui d'observateur.

Foreign Policy indique que l'initiative a déjà reçu le soutien du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la France et de certains autres États.

Précédemment, le mécanisme d'enquête conjoint OIAC-Onu sur l'utilisation de produits chimiques comme armes en Syrie avait présenté un rapport dans lequel les forces gouvernementales avaient été reconnues responsables de deux cas d'utilisation de telles armes, et les djihadistes de Daech d'un seul. À l'issue de la première discussion de ce rapport par le Conseil de sécurité, l'ambassadeur russe auprès de l'Onu Vitali Tchourkine a déclaré que son contenu « suscitait de nombreuses questions ».

M. Tchourkine a ajouté que le rapport du mécanisme d'enquête conjoint ne suffisait pas pour que le Conseil de sécurité introduise des sanctions contre Damas.

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Tags:
rapport, armes chimiques, OIAC, Royaume-Uni, Syrie, France, Allemagne, États-Unis
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