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Ces derniers temps, les liens en matière de sécurité se resserrent entre la Russie et la Chine, qui deviennent de plus en plus solidaires dans leur opposition aux projets des États-Unis de déployer leur système de défense antimissile (ABM) en Corée du Sud.

Moscou et Pékin ont tenu le mois dernier leurs premiers exercices navals conjoints en mer de Chine méridionale et condamné les projets de déploiement du bouclier antimissile américain en Corée du Sud, en soulignant que cela risquait de perturber l'équilibre entre les trois puissances nucléaires de la région.

« La menace de l'ABM américain pousse la Chine et la Russie à se rapprocher toujours davantage. Pour ces deux pays, la politique de dissuasion, c'est avant tout la dissuasion des États-Unis », a notamment estimé Vassili Kachine, de l'Institut russe de l'Extrême-Orient.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié d'uniques en leur genre ces relations de confiance et de soutien réciproque qui liaient actuellement Moscou et Pékin.

« La Chine et la Russie adoptent des positions identiques sur des questions clés de la politique régionale et internationale, y compris sur la Syrie et l'Afghanistan », a relevé de son côté le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Li Baodong.

Bloomberg constate que le resserrement des liens entre la Russie et la Chine a coïncidé avec la dégradation des relations de ces deux pays avec les États-Unis.

« Je suis convaincue de l'importance de la coopération, mais il est incontestable que tant les Chinois que les Russes pensent avant tout à leurs propres intérêts », a déclaré Sarah Lain, chercheuse au Royal United Services Institute de Londres, dont les propos ont été repris par l'agence.

Et d'ajouter que pour resserrer les liens militaires avec la Russie, le président Xi Jinping devrait surmonter l'opposition traditionnelle des Chinois à la participation de leur pays à des opérations à l'étranger.

Bien des observateurs se demandent par ailleurs si Pékin voudra soutenir énergiquement Moscou dans des conflits où les intérêts de la Chine ne semblent pas évidents, notamment en Syrie et en Ukraine.

« Nous avons dit aux Russes que nous ne sommes pour le moment qu'une puissance économique mondiale et non pas une puissance géopolitique. Nous ne nous occupons pas des problèmes de tous les points chauds. Pour nous, le Proche-Orient reste encore un champ de bataille pour acteurs globaux », a indiqué Zheng Yu, chercheur à l'Académie chinoise des Sciences sociales.

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Tags:
opération, sécurité, intérêts nationaux, dissuasion, Académie chinoise des Sciences sociales, Royal United Services Institute de Londres, Bloomberg, Zheng Yu, Sarah Lain, Li Baodong, Vassili Kachine, Xi Jinping, Vladimir Poutine, Ukraine, Syrie, Mer de Chine méridionale, Proche-Orient, États-Unis, Moscou, Chine, Pékin, Russie
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