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Opération de libération de la ville de Mossoul (2016) (105)
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La victoire sur les terroristes à Mossoul pourrait provoquer une guerre régionale en raison des différences existant entre les alliés des États-Unis aux intérêts opposés.

Washington compte battre Daech à Mossoul avec le concours de plusieurs forces aux intérêts opposés: les forces armées irakiennes, les combattants peshmergas kurdes et les milices chiites et sunnites irakiennes. La Turquie souhaite aussi participer à l'opération.

Mais que va-t-il donc arriver à Mossoul après sa libération de Daech?

L'avenir de Mossoul dépend du conflit entre les milices chiites irakiennes, connues sous le nom d'Unités de mobilisation populaire (PMU), officiellement subordonnées au ministère irakien de la Défense mais qui, en réalité, reçoivent des ordres de l'Iran, et les musulmans sunnites formés par les Turcs. Si les PMU ne prennent pas part à la bataille pour Mossoul, Ankara aura une attitude passive. Sinon, la libération de Mossoul « conduira à un conflit ethnique, qui aura des conséquences pour toute la région », écrit le journal danois Politiken.

Outre le conflit séculaire persistant entre les sunnites et les chiites, les États-Unis, la Turquie, l'Irak et les Kurdes ont leurs propres intérêts autour de Mossoul, sans parler des islamistes radicaux retranchés dans la ville, des pays arabes du Golfe, de la Syrie, de la Russie et de l'Iran, ainsi que des Européens qui participent à la coalition internationale. Toutes les parties intéressées veulent savoir ce qui arrivera à Mossoul avant que l'assaut commence.

« La coalition anti-Daech est basée sur le principe "l'ennemi de mon ennemi est mon ami ". Mais qu'arrivera-t-il quand il s'avérera que l'ennemi de mon ennemi est mon ennemi, ou, pire encore, quand l'ennemi de mon ami est mon ami? », se demande le journal.

Les intérêts de Washington dans la région sont le plus rapprochés de ceux de l'Irak, dont le gouvernement est sous la surveillance des Américains depuis le renversement de Saddam Hussein. Mais le pouvoir dans le pays appartient aux chiites et un avenir chiite pour Mossoul ne convient clairement pas à la Turquie sunnite. Ankara est même prêt à mettre fin à son conflit avec les Kurdes, qui sont aussi sunnites, simplement pour empêcher le renforcement de l'influence de l'Irak et de l'Iran dans la région.

Quoi qu'il en soit, c'est en raison des différences existant entre les alliés des États-Unis aux intérêts opposés que les islamistes radicaux sont toujours présents à Mossoul.

L'armée gouvernementale irakienne, avec le soutien des unités d'autodéfense des Kurdes irakiens et de la coalition menée par les États-Unis, réalise depuis le 17 octobre une opération militaire visant à libérer Mossoul des terroristes de Daech, qui contrôlent la ville depuis 2014.

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Opération de libération de la ville de Mossoul (2016) (105)

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Tags:
Kurdes, sunnites, milices chiites irakiennes, chiites, Unités de mobilisation populaire (PMU) irakiennes, Etat islamique, coalition anti-Daech, Russie, Syrie, Iran, Irak, Turquie, États-Unis, Mossoul
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