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    Le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache

    L'extrême droite autrichienne favorable au renforcement des liens avec Moscou

    © AFP 2019 Dieter Nagl
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    Sanctions de l'Occident contre la Russie (350)
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    Sur fond de nouvelles élections législatives le 4 décembre prochain, les opinions sur la levée des sanctions antirusses sont de plus en plus tranchées en Autriche.

    Les sanctions des pays européens contre la Russie sont hypocrites et représentent une erreur grave dans le cadre des relations bilatérales, a déclaré l'un des leaders du Parti de la liberté autrichien (FPÖ) Heinz-Christian Strache dans une interview accordée à Sputnik.

    « Dès le début, notre parti était contre ces sanctions. Malheureusement, nous sommes les seuls en Autriche. Nous avons déjà perdu 40 000 emplois cette année, sans oublier les pertes annuelles de 1,5 milliard d'euros. C'est-à-dire que c'est l'Autriche qui s'est fait pénaliser », a déploré l'homme politique, dénonçant la position hypocrite de l'Union européenne qui s'efforce d'influencer la Serbie, pour qu'elle introduise les mêmes mesures contre la Russie.

    Selon lui, les sanctions seront levées, si Marine Le Pen devient le numéro un en France et Frauke Petry (Parti de l'alternative pour l'Allemagne) remplace Angela Merkel. En outre, le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Slovaquie, République tchèque), de son côté, est également opposé au maintien des sanctions, malgré certaines préoccupations qui touchent au passé des relations avec Moscou.

    « On voit qu'après la réunification allemande, autorisée par Mikhaïl Gorbatchev, l'Otan n'a pas respecté les accords internationaux, notamment en élargissant l'Alliance atlantique vers l'est. Aujourd'hui, c'est bien l'Otan qui se dirige vers les frontières russes, et non la Russie qui s'approche de l'UE », a stipulé M. Strache.

    D'après le leader de la FPÖ, le problème est que l'UE est presque partout identique à l'Otan, ce qui menace le processus de paix à long terme en Europe.

    « Nous, les Autrichiens, nous sommes fiers de notre neutralité, nous luttons pour ne pas la perdre. La Serbie n'a qu'un seul choix. C'est de fixer sa neutralité dans la constitution pour assurer la non-appartenance du pays aux unions militaires et une position neutre dans le contexte des conflits militaires », a souligné M. Strache.

    « En outre, c'est bien le gouvernement américain qui essaye de promouvoir ses intérêts via l'UE. Pour s'opposer à ce processus, cette dernière doit quitter l'Otan. On sait qu'il y a cinq ans, Vladimir Poutine a proposé à Angela Merkel et à Nicolas Sarkozy de créer une zone de libre-échange entre la Russie et l'Union européenne, ce qui se heurte aux intérêts des États-Unis », a poursuivi l'interlocuteur de Sputnik.

    Selon lui, l'Europe est bien plus que l'Union européenne, la Russie en constituant également une partie culturelle et géographique. Vienne doit développer une coopération avec Moscou reposant sur l'identité chrétienne commune des deux pays, de même qu'avec les pays de l'Europe orientale, au lieu de servir les intérêts d'Angela Merkel, conclut le responsable.

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    Tags:
    neutralité, sanctions antirusses, élections législatives, relations diplomatiques, intérêts nationaux, Groupe de Visegrad, OTAN, Union européenne (UE), Heinz-Christian Strache, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Vienne, République tchèque, Moscou, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Pologne, États-Unis, Russie
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