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    Park Geun-hye, la présidente sud-coréenne

    Une «Raspoutine» provoque la démission du premier ministre sud-coréen!

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    La Corée du Sud a reçu son nouveau premier ministre, Kim Byong-joon, après la démisssion de Hwang Kyo-ahn, suite à la décision de la présidente Park Geun-hye, également en risque de perdre son poste, sous l'influence de son amie, une vraie "Raspoutine" locale.

    En fonction depuis février 2013, la présidente de la Corée du Sud effectue des changements au sein du gouvernement sous l'influence directe de son amie, une chamane fille d'un prédicateur quasi religieux, Choi Soon-Sil, a déclaré l'expert sur la Corée du Sud Gueorgui Toloraya, directeur des programmes d'études de l'Institut d'économie de l'Académie des sciences de Russie dans une interview accordée à Sputnik.

    « C'est bien une situation sans précédent en Corée du Sud. Depuis longtemps, la présidente se trouve sous l'influence de personnages qui n'ont rien à voir avec les fonctions publiques. Et même plus, des personnages liés à certains cultes. Ces gens-là lui ont dicté ce qu'elle devait faire et comment mener la politique extérieure. La frénésie s'est encore accrue, quand tout le monde a compris que cette chamane rédigeait même les textes des discours de la numéro un coréenne. Par exemple, elle a assuré que la Corée du Nord n'existerait plus dans deux ans, s'appuyant sur des informations reçues directement de l'au-delà… En outre, son entourage a trempé dans la corruption, comme cela a été également le cas sous la présidence de son père, Park Chung-hee », a souligné l'expert.

    Selon lui, le peuple sud-coréen souhaite sa destitution, mais cette mesure ne répond pas vraiment aux intérêts des milieux politiques au pouvoir au seuil de l'élection présidentielle de 2017. Si Park Geun-hye démissionne aujourd'hui, l'élection devra être tenue d'ici deux mois.

    « Ce scandale pourrait être étouffé, faute de pouvoir réel entre les mains de Park Geun-hye en tant que présidente nominale. Toute décision sera prise par son appareil administratif », a expliqué M. Toloraya.

    D'après le chercheur, certaines décisions de la présidente pourraient être révisées, mais certaines sont irréversibles, comme l'éventuel déploiement du système américain de protection antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) et la clôture de la zone industrielle de Kaesong.

    Cependant, la côte de popularité de Park Geun-hye est en chute libre, avec 14 %, pas loin du « record » de son prédécesseur Roh Moo-hyun, 5 % de soutien à la fin de sa présidence.

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    sorcier, cote de popularité, destitution, élection présidentielle, sectes, système antimissile THAAD, Académie des sciences de Russie, Sputnik, Roh Moo-hyun, Choi Soon-Sil, Gueorgui Toloraїa, Grigori Raspoutine, Park Chung-hee, Park Geun-hye, Kaesong, Corée du Sud
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