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    Militaires irakiens lors de l'opération de Mossoul

    Concubines et barbes, l’État islamique ne laisse rien au hasard!

    © Sputnik. Hikmet Durgun
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    Opération de libération de la ville de Mossoul (2016) (105)
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    Les documents et les affiches de Daech, découverts dans les villages reconquis par les forces irakiennes dans le nord du pays, mettent en évidence tout un système de domination, et témoignent des efforts déployés par les djihadistes pour imposer leur philosophie extrémiste.

    Dans les documents trouvés après la reconquête de villages près de Mossoul, dans le nord de l'Irak, par les troupes gouvernementales, l'État islamique (Daech) expose dans le menu détail les règles de son califat autoproclamé, qui vont de la taille de la barbe et de la zakat (aumône islamique) jusqu'aux directives concernant le traitement des femmes en esclaves sexuelles.

    Dans le village de Shura, où sept kamikazes de Daech ont récemment été abattus alors qu'ils se précipitaient à la rencontre des forces irakiennes, les terroristes gardaient un registre de ceux qui avaient donné l'aumône. Les entrées indiquent si un individu détenait de l'or, une propriété ou une voiture. Les salaires mensuels ont également été mentionnés.

    Dans les bureaux utilisés auparavant par les djihadistes, les militaires irakiens ont trouvés bon nombre de documents, dont une brochure rose renfermant 32 questions et réponses sur la façon d'agir avec les femmes captives. Par exemple, un haut dignitaire de Daech a le pouvoir de distribuer des prisonnières à ses combattants.

    « Les femmes non musulmanes peuvent être prises en tant que concubines », lit-on dans un dépliant.

    Les terroristes peuvent posséder deux « sœurs » en tant que « concubines », mais avoir des relations sexuelles qu'avec une seule.

    « Les filles impubères peuvent être prises comme concubines. Vous ne pouvez pas avoir des rapports sexuels avec pénétration, mais vous pouvez les apprécier », stipule le texte.

    A la question de savoir si les combattants de Daech pouvaient partager une « concubine », la brochure répond qu'un seul propriétaire peut avoir des rapports sexuels avec la « concubine ».

    Les règles de Daech régissent les rapports sexuels avec les femmes et les jeunes filles non musulmanes capturées et réduites en esclavage. En les traitant en objets des caprices sexuels de ceux qui les contrôlent, Daech méprise les commandements presque universels contre l'esclavage et le viol.

    Or, ce groupe a admis pratiquer l'esclavage envers les femmes de la communauté yézidie en Irak. En outre, les djihadistes utilisaient l'esclavage comme moyen de forcer les Yézidis à renoncer à leur identité et à se convertir à l'islam.

    En vertu des règles de Daech, les femmes sont obligées de rester à la maison ou de porter des vêtements noirs qui les couvrent de la tête aux pieds si elles s'aventurent à l'extérieur.

    « Il est toujours préférable pour une femme de rester cachée et voilée », indique le texte.

    Les hommes doivent porter des pantalons courts qui sont considérés comme islamiques avec des barbes de longueur appropriée.
    « Le port de la barbe est obligatoire, le rasage est interdit », ceci est une consigne formelle.

    Une des brochures définit une barbe comme « les poils qui poussent sur votre visage et vos joues ».

    Dans une grande affiche, intitulée « Pourquoi devrais-je détruire mon antenne parabolique », les djihadistes ont exposé 20 raisons, tournant principalement autour de l'immoralité des programmes de la télévision par satellite.

    Raison 8: « Parce que les chaînes par satellite montrent des scènes d'amour et des femmes nues, et le langage est inapproprié. »
    Raison 10: « Parce que les chaînes satellites normalisent les hommes efféminés et faibles »

    Pendant deux ans, les djihadistes ont forcé les habitants de Mossoul et des villages tout autour à porter la barbe. Après l'arrivée des forces irakiennes, les jeunes se sont tout de suite saisis d'un rasoir pour retrouver un visage glabre.

    Mardi 1er novembre, les forces irakiennes sont entrées à Mossoul, la deuxième ville d'Irak, où vivent encore 1,5 million de personnes, selon les Nations unies. Sous le joug des djihadistes, les habitants de Mossoul étaient en fait retranchés dans une prison à ciel ouvert. Par ailleurs, le groupe y faisait campagne pour que les civils les rejoignent.

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    Dossier:
    Opération de libération de la ville de Mossoul (2016) (105)

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    Tags:
    barbe, djihadisme, militaires, terrorisme, concubin, esclavage sexuel, Etat islamique, Mossoul, Irak
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