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La question de savoir qui sera le 45e président des États-Unis reste pour l'instant ouverte. Cependant, une chose est claire : les deux principaux candidats ont activement joué la carte russe pendant leur campagne.

Quels sont les sujets ordinaires discutés par les candidats à la Maison Blanche ? La santé publique, les impôts, les migrants, la lutte contre le terrorisme… Tous ces thèmes ont été soulevés, mais en filigrane. Les mots prononcés le plus souvent (178 fois) étaient la Russie et Poutine. Notre pays a été évoqué plus souvent que l'État islamique.

Tout a apparemment commencé avec Donald Trump. Contrairement à ses adversaires, qui ne cessaient d'insister sur davantage de rigueur envers la Russie, il a reconnu ouvertement son attitude normale envers Poutine.

« C'est un dirigeant puissant et il est réellement populaire dans son pays », a-t-il avoué.

Donald Trump a été aussitôt présenté comme un traître même par des membres de son propre parti.

Mais le thème russe n'aurait pas duré si longtemps si les démocrates n'avaient pas essuyé un camouflet cet été quand le site WikiLeaks a publié la correspondance des cadres du parti discutant de la manière d'aider Hillary Clinton à devancer Bernie Sanders. Les courriels du directeur de la campagne de Clinton s'y sont ajoutés.

Quelqu'un a eu une idée géniale : chercher l'auteur de la fuite au lieu de discuter du contenu des messages.

« Les 17 services secrets ont confirmé que la cyberattaque avait été organisée en haut lieu au Kremlin », a alors déclaré Hillary Clinton.

« Elle n'a aucune idée si ce sont les Russes, les Chinois ou quelqu'un autre », a répondu Donald Trump.

La rengaine des hackers russes tout-puissants n'a plus cessé depuis.

Cependant, le sujet de la cybermenace russe apportait de l'eau au moulin des deux candidats. Tout d'abord, personne n'a rejeté l'ancien postulat selon lequel « il y a des ennemis partout », qui est bon pour mobiliser les électeurs. En plus, l'existence de hackers permettra toujours de remettre en question les résultats du vote, surtout si l'avantage d'un candidat est très faible.

Alors on peut une nouvelle fois pointer du doigt les Russes et dire qu'ils ont « piraté » les élections.

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Tags:
hackers, cyberattaque, Présidentielle américaine 2016, WikiLeaks, Bernie Sanders, Donald Trump, Hillary Clinton, Vladimir Poutine, États-Unis, Russie
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