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Donald Trump, 45e président des États-Unis (182)
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Les leaders des pays de l'Union Européenne ont encore une fois montré leur «désunion», et c'est le dénouement de la présidentielle US qui a servi de décor à ce ballet des déclarations. Obligés de faire des discours officiels, ils n'ont pas toujours été très à l'aise dans cet exercice. En voici quelques exemples.

Cette absence d'unanimité à l'égard d'une collaboration qui s'est imposée de manière imprévue (la victoire de Donald Trump) semble même sauter aux yeux : certains n'ont pas tardé à exprimer leur inquiétude voire leur angoisse. Les Français les premiers. François Hollande s'est fait particulièrement remarquer par ses déclarations très « limites » à l'égard de Donald Trump. Cet été, il avait notamment déclaré que les excès de celui-ci provoquaient chez lui un « haut-le-cœur », et sa lettre officielle de félicitations a déjà été qualifiée de « glaciale ». De plus, dans son allocution à l'Elysée, il a lancé :

« Cette élection de Donald Trump ouvre une période d'incertitude ».

Si François Hollande a donné le ton, d'autres politiques français ont exprimé leurs doutes quant à cette élection. Ainsi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a déclaré sur une chaîne française « qu'il (Trump, ndlr) provoque jusqu'à présent bien des inquiétudes . Et de poursuivre :

« Beaucoup de questions se posent. Nous sommes déjà dans un monde incertain, dans un monde même dangereux qui est en train de se transformer en profondeur ».

Bien que certains leaders n'aient pas réussi à cacher leur « incertitudes », il y a quand même ceux pour qui la victoire de Trump a sonné comme un cadeau tombé du ciel : parmi eux, le premier-ministre hongrois Viktor Orbán et le président tchèque Milos Zeman. D'avis que la victoire de Trump n'apportera pas aux relations tchèco-américaines que des bénéfices, le président tchèque Milos Zeman s'est malgré tout dit très heureux d'un tel dénouement :

« Je voudrais féliciter cordialement Donald Trump. (…) Il parle clairement, parfois rudement, mais avec clarté. Cela permet d'éviter ce que l'on appelle parfois le politiquement correct, » a déclaré Zeman lors d'une conférence de presse au Château de Prague.

Les leaders de l'Allemagne — en tant que pays-clé de l'UE — et de la Grande-Bretagne — dont la collaboration avec les États-Unis a toujours été marquée par des liens assez étroits du fait de leurs appartenances au monde anglo-saxon —, se sont montrés plutôt favorables dans leurs discours officiels.

Les Britanniques se disent prêts à ouvrir un dialogue constructif avec la nouvelle administration américaine. Ainsi, Theresa May a déclaré qu'elle espérait que la Grande Bretagne et les États-Unis poursuivraient « une relation long-terme et exceptionnelle basée sur les valeurs de la liberté, de la démocratie et de l'initiative :

« Nous sommes des partenaires forts et unis dans le commerce, la sécurité et la défense et nous le resterons. (…) J'attends avec impatience de travailler avec le président élu Donald Trump sur ces rapports étroits afin d'assurer la sécurité et la prospérité de nos nations pour les années à venir ».

Même si, lors de la course à la Maison Blanche, les politiques allemands (Franc-Walter Steinmeier ou Martin Schulz dans des interviews à des journaux allemands) avaient déjà fait part de leurs « craintes » et « inquiétudes » quant à une possible victoire de Trump, Berlin semble s'être fait une raison. Ainsi, Angela Merkel est intervenue avec un discours remarquable où elle a souligné que les relations entre les États-Unis et l'Allemagne ont toujours été « étroitement liées par des valeurs communes : la démocratie, la liberté, le respect du droit et de la dignité des personnes » :

« Sur la base de ces valeurs, je propose au futur Président des États-Unis, Donald Trump, une étroite coopération. Les États-Unis sont et resteront une base solide de la politique étrangère allemande », a-t-elle poursuivit.

Il est à noter que le premier-ministre italien Matteo Renzi avait déclaré en amont que même si Trump « menait une politique de la peur » et qu'il n'était pas d'accord avec lui, il n'avait aucune crainte.

Les résultats de la présidentielle américaine ont donc été reçus de manière diverse en Europe, certains se déclarant satisfaits, d'autres craignant pour l'avenir de leurs pays. S'il y a une leçon à tirer des réactions européennes, c'est bien que l'UE ressemble de moins en moins à une union.

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élection présidentielle, Jean-Marc Ayrault, Donald Trump, Theresa May, Hillary Clinton, Frank-Walter Steinmeier, Ursula von der Leyen, Matteo Renzi, Martin Schulz, François Hollande, Angela Merkel, Manuel Valls, États-Unis
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