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    Londres réfléchit aux moyens de dompter Trump

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    Donald Trump, 45e président des États-Unis (182)
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    La diplomatie britannique réfléchit déjà à la façon dont elle pourra tourner en sa faveur la présidence de Donald Trump.

    Londres entame la mise au point d'une stratégie visant à influer sur le président élu des Etats-Unis Donald Trump, annonce dimanche le Sunday Times.

    Le média publie notamment une note confidentielle que l'ambassadeur britannique aux Etats-Unis Kim Darroch a envoyé au Foreign office au lendemain de la victoire remportée par le candidat républicain à la Maison Blanche. Dans cette note, le diplomate signale que Donald Trump est ouvert à l'influence extérieure et que Londres pourrait nouer avec lui des relations plus étroites à condition de procéder avec circonspection.

    « Il importe de noter que cet homme qui sera bientôt président est un outsider, une valeur inconnue dont les déclarations électorales révèlent ses instincts, mais qui évoluera sans aucun doute et sera influé de l'extérieur à condition de choisir une approche correcte à son égard », écrit le diplomate dans sa note fuitée.

    Il souligne que pour obtenir davantage de leviers d'influence sur Trump, il est nécessaire d'établir de bonnes relations avec son équipe et de le faire avant les autres.

    « Des relations avec son équipe plus étroites que le reste du corps diplomatique à Washington nous placeront dans une situation favorable pour y parvenir (exercer de l'influence sur Donald Trump) », écrit le Sunday Times citant la note de Kim Darroch.

    Le média ajoute que des sources au sein du gouvernement témoignent que des ministres, des généraux et des chefs du renseignement britanniques mettent au point des plans d'influence sur Trump sur des questions comme l'Otan, l'Iran, la Russie et les migrants afin d'utiliser sa victoire dans l'intérêt du Royaume-Uni et d'atténuer ses prises de position les plus extrêmes.

    A cet effet, le média rappelle que le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson ne participera au dîner de dimanche à Bruxelles lors duquel les chefs de diplomatie européens se proposent d'évoquer les résultats de la présidentielle aux Etats-Unis.

    « Soucieux de consolider les relations, Boris Johnson boycotte la +rencontre panique+ de l'UE convoquée aujourd'hui pour discuter de la victoire de Trump, alléguant qu'il s'est produit +un acte de démocratie+ et non pas une crise pour l'Occident », affirme le Sunday Times.

    Le porte-parole du Foreign office a confié au média que la rencontre en question « était inutile ».

    « Nous travaillerons avec les administrations en place et future afin de garantir un meilleur résultat pour la Grande-Bretagne », a-t-il ajouté.

    Sur ces entrefaites, le chef du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni Nigel Farage est devenu le premier homme politique britannique à avoir rencontré le président élu des Etats-Unis. Samedi, M. Farage, conseiller du candidat républicain pendant sa campagne électorale, s'est entretenu avec le futur locataire de la Maison Blanche à New York. La rencontre qui s'est tenue à la Trump Tower a duré environ une heure. Précédemment, Nigel Farage avait annoncé être prêt à aider le gouvernement britannique à établir de bonnes relations avec Donald Trump.

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    président élu, influence, Foreign Office, Boris Johnson, Kim Darroch, Donald Trump, Royaume-Uni, États-Unis
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