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    Des Américains manifestent contre le président élu Donald Trump à New York, le 9 novembre 2016Manifestants anti-Trump, «semi-professionnels et idiots utiles qui les rejoignent»

    Manifestants anti-Trump, «semi-professionnels et idiots utiles qui les ont rejoints»

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    Donald Trump, 45e président des États-Unis (182)
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    Cela fait déjà plus d'une semaine que les manifestations contre le président élu américain Donald Trump battent leur plein. Qu'y a-t-il derrière ce mouvement anti-Trump, une action rémunérée ou une véritable grogne des citoyens? L'analyste politique Karin McQuillan suggère une réponse dans un entretien à Sputnik.

    Des manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs villes américaines suite à l'annonce de la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle. Certains disent que c'est l'œuvre de l'organisation de défense des droits de l'homme MoveOn.org, d'autres supposent qu'elles sont financées par George Soros… Où se cache la vérité?

    « Honnêtement, je pense qu'il s'agit de semi-professionnels salariés qui sont descendus dans la rue et incitent à manifester, et puis des idiots utiles les ont rejoints », estime Karin McQuillan, analyste politique du site American Thinker.

    Selon elle, ces manifestations ont pour but d'intimider ses partisans et de les faire obéir.

    « C'est toujours de la propagande à l'aide de laquelle ils contrôlent les gens. L'idée maîtresse est la suivante: si vous ne partagez pas notre avis, vous êtes une mauvaise personne, qui plus est vicieuse », explique l'experte.

    Mais ces manifestations n'influenceront ni Trump ni les gens qui le soutiennent. Il s'agirait donc d'une tactique de gauchistes visant à contrôler les électeurs en les intimidant, pointe Mme McQuillan.

    Les manifestations, qui sont la suite logique de la campagne électorale du Parti démocrate, ne constituent pourtant pas la totalité de son plan. Les médias — voilà un autre levier puissant qu'ils ont à leur disposition.

    D'après l'analyste, il est de notoriété publique que les démocrates recourent aux médias afin de noircir les candidats à la présidentielle du Parti républicain et ceci, de tout temps. Or, à l'approche de l'élection de 2016, ils sont allés encore plus loin et ont qualifié tous les républicains et leurs partisans de fascistes, d'adeptes du Ku Klux Klan et de racistes.

    « Mais cette tactique s'est retournée contre eux, car les Américains savent qu'ils sont de bonnes et honnêtes personnes et ces étiquettes ne leur conviennent pas, et ils en ont déjà assez de ces expressions », souligne l'interlocutrice de Sputnik.

    Pourquoi les démocrates se sont-ils lancés dans ce jeu? Parce que les idées qu'ils promeuvent perdent en popularité, suggère l'experte.

    « Ils ont attribué à Trump l'étiquette de fanatique tandis que la plupart des citoyens et de ses partisans le connaissent comme une personne absolument raisonnable, pragmatique qui propose qu'on suive les lois américaines. Concernant la migration, il croit qu'il faut faire en sorte que les lois existantes soient respectées — et on le traite de raciste. Il veut combattre Daech sans ingérence dans les affaires intérieures des pays du Proche-Orient, on le prend pour un fou. Il dit qu'il faut accorder du soutien aux policiers opérant dans les quartiers afro-américains, mais on le considère comme un raciste qui hait les Afro-américains », déplore-t-elle.

    Alors que tous les candidats précédents du Parti républicain ont été intimidés par les médias américains, Trump est le premier républicain à avoir une immense expérience de travail avec les médias et il n'a pas peur de leurs attaques ou de leurs critiques.

    « Il est lutteur dans la vie. Et il a cultivé la même chose chez ses partisans. Ils ont cessé de participer aux sondages, de discuter sa candidature avec leurs voisins qui ne voulaient pas qu'on les critique, mais au fond, ils s'opposaient à cette pression et ont vu le résultat dans les urnes », résume-t-elle.

    Des manifestations sont en cours dans un bon nombre de villes américaines dont les électeurs ont majoritairement voté pour la rivale de Trump, Hillary Clinton. Ainsi, les villes de New York, de Chicago, de San Francisco, de Los Angeles, de Philadelphie et de Portland ont rassemblé le plus grand nombre de protestataires. À Los Angeles et Portland, les manifestations ont dégénéré en troubles. Au total, des centaines de personnes ont été interpellées.

    Le candidat républicain Donald Trump a remporté l'élection présidentielle américaine en rassemblant 290 grands électeurs, dépassant les 270 nécessaires pour entrer à la Maison Blanche. Sa rivale Hillary Clinton n'en a remporté que 218.

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    président élu, campagne électorale, stratégie, élection présidentielle, propagande, manifestation, médias, Parti démocrate des Etats-Unis, Parti républicain des Etats-Unis, Donald Trump, États-Unis
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