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    Le Kremlin

    Et si… Trump avait été élu pour aider le Kremlin à faire renaître l’URSS?

    © Sputnik . Natalia Seliverstova
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    À peine Donald Trump a-t-il été élu qu’un vent de panique a soufflé sur l’Europe. Quoi? La Russie et les USA, des amis? Impossible! À moins que… la victoire du républicain ait été assurée par les agents du Kremlin, qui mènent tout le monde en bateau et cherchent en réalité à recréer l’URSS pour semer le désordre en Europe.

    « La restauration de l'empire soviétique est enclenché, et les États-Unis ne chercheront pas à l'arrêter. » C'est en tout cas ce qu'affirme le Daily Mail. À l'appui de ses propos, le quotidien britannique cite un argument extrêmement préoccupant : Donald Trump envisagerait d'établir des « relations amicales » avec la Russie… Les sanctions imposées sur la Russie et, par conséquent, la paix dans le monde sont désormais menacées.

    Il y a en effet de quoi s'inquiéter. Le nouveau locataire de la Maison Blanche a reçu une « merveilleuse lettre de Vladimir Poutine », après quoi il s'est entretenu avec ce dernier au téléphone. Et ce, alors que les avions russes et syriens frappent Idlib (à noter qu'il s'agit justement d'Idlib et non pas d'Alep, comme l'affirment dans leur papier nos collègues britanniques) et tuent des djihadistes du Front al-Nosra par dizaines. Scandaleux !

    Qui plus est, le président syrien a qualifié M. Trump d'« allié naturel », si celui-ci combat le terrorisme. Mais de quel terrorisme peut-il s'agir, quand une menace beaucoup plus importante pèse sur le monde : la fameuse agression russe. Du coup, et malgré les bases de l'Otan qui encerclent la Russie de tous bords, l'Europe se sent à la fois extrêmement vulnérable face à cet ours déchaîné et trahie par son fidèle ami américain.

    « Le message peut à peine être plus clair : arrêter l'agression russe en dehors de ses frontières n'est pas une priorité pour le président américain élu », conclut le Daily Mail.

    La Russie quant à elle ne manquera pas de saisir l'occasion pour réaliser ses projets diaboliques. « L'objectif de Poutine est à la fois discret et simple : la fin de l'Occident comme entité culturelle et politique cohérente », insiste le média. Et d'ajouter : « La Russie déteste l'idée selon laquelle des riches démocrates d'Amérique du Nord et d'Europe devraient diriger le monde. »

    Mais attendez, qu'y a-t-il de mal à vouloir rendre le monde multipolaire ? Un ordre mondial qui traduira non seulement la volonté des riches, mais qui respectera aussi tous ses acteurs et assurera plus de stabilité. C'est d'ailleurs une vision défendue par Vladimir Poutine et qu'il a plusieurs fois cherché à transmettre au monde. Sauf que Washington ne s'empresse pas de partager son pouvoir et crie au scandale à chaque fois que quelque chose ne va pas comme il le veut.

    Pour preuve, les récentes élections présidentielles en Bulgarie et en Moldavie, qui ont toutes deux été marquées par la victoire de candidats promouvant la coopération avec la Russie. Accepter qu'il existe des pays qui cherchent, étant donné leur histoire et leur culture communes, à maintenir des relations étroites et de confiance avec Moscou ? Beaucoup trop naïf! Les Anglo-Saxons eux y voient parfaitement bien la Main du Kremlin et une preuve de plus que l'Europe est en péril. Sinon, qui préférerait librement la Russie à l'Occident?

    « Le fait est que Moscou attise l'instabilité et la division à travers l'Europe », note le Daily Mail. « Les espions russes ont déjà montré sans pudeur de quoi ils étaient capables lors de la présidentielle américaine », indique le média britannique.

    Certes, la victoire du candidat républicain a fait couler beaucoup d'encre, mais personne n'a jusqu'à présent fourni de preuve de « mystérieux contacts avec le Kremlin » qui auraient joué un rôle crucial dans son triomphe. Même le FBI n'y a trouvé aucune confirmation. Et s'il y en avait, Obama et Clinton auraient-ils accepté de voir Donald Trump s'installer à la Maison Blanche ?

    Quoi qu'il en soit, accepter la nouvelle page qu'ouvre la victoire de Donald Trump, bien que pleine d'impérvu, ne semble pas facile pour l'Europe. Mais au lieu de chercher partout la Main du Kremlin et d'alimenter l'illusion d'une agression qui n'existe pas, ne serait-il pas mieux d'admettre que la société est fatiguée des intrigues politiques et du politiquement correct… et qu'elle peut encore nous réserver son lot de surprises ?

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    La Main du Kremlin, La Faute Aux Russes, présidente, agression, Donald Trump, Vladimir Poutine, Europe, États-Unis, Russie
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