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    Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan

    Secrétaire général de l’Otan: «Il est hors de question d’isoler la Russie»

    © REUTERS / Yves Herman
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    Malgré les différends existant entre Moscou et l’Otan, le secrétaire général de l’Otan admet qu’il ne sert à rien d’isoler la Russie et opte – du moins sur le papier - pour davantage de transparence et d’esprit de bon voisinage dans les relations bilatérales.

    Il est hors de question que la Russie soit isolée, et l'Otan doit entretenir au mieux ses relations avec Moscou, affirme le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

    « La Russie est notre plus grand voisin, la Russie est là pour rester, il est hors de question qu'on puisse l'isoler. Nous devons prendre soin de nos relations avec la Russie, surtout quand les tensions augmentent. Il est particulièrement important que la voie du dialogue avec la Russie reste ouverte », a-t-il déclaré vendredi lors d'une prise de parole au German Marshall Fund of the United States, tout en insistant particulièrement sur la nécessité de la transparence.

    M. Stoltenberg s'est également déclaré convaincu que la Russie resterait disposée à entretenir un dialogue dans le cadre du conseil Otan-Russie (COR).

    « Tandis que nous renforçons notre dissuasion et notre défense, nous continuons à rechercher un dialogue constructif avec la Russie. La Russie ne peut pas et ne doit pas être isolée », a-t-il ajouté.

    D'ailleurs, sa rencontre récente avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a clairement démontré que la Russie « y était prête ».

    Voilà un bon discours enflammé prônant l'esprit de coopération et de bon voisinage. Entre temps, l'Alliance avait renforcé sa défense collective depuis la guerre froide, en triplant les effectifs de ses troupes de déploiement rapide, dont le nombre a atteint 40 000 militaires. L'Otan a en outre formé une force collective capable d'être déployée dans les plus brefs délais, justifiée par sa volonté de stopper le soi-disant « aventurisme dans l'ex-espace soviétique ».

    Un sous-marin russe
    © Photo. Press-service of JSC "PO "Sevmas"
    Toujours est-il que M. Stoltenberg n'est pas le seul à affirmer qu'un isolement de la Russie constitue une entreprise vouée à l'échec :

    « Isoler la Russie n'a aucun sens », a martelé Nicolas Sarkozy, en référence à la détérioration des relations entre Occidentaux et Russes dans la foulée de la crise ukrainienne. Bien au contraire, a-t-il poursuivi, « il faut choisir le rapprochement et le dialogue », la France et la Russie ayant besoin de « travailler ensemble ».

    Le président de la Confédération suisse Didier Burkhalter a de son côté souligné qu'isoler davantage la Russie ne « résoudrait aucun problème et pourrait certainement en créer d'autres, en Europe et à l'extérieur ». Ces allégations ont été par la suite épaulées par Silvio Berlusconi, alors premier ministre italien : « Il serait très regrettable d'isoler à nouveau la Russie. La conséquence serait que la Russie s'allie de nouveau à l'Asie. »

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    Tags:
    présence militaire, OTAN, Jens Stoltenberg, Europe, Russie
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