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Sanctions de l'Occident contre la Russie (350)
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La dernière visite en Europe du président sortant américain, Barack Obama, a démontré que le schisme persistait à Washington et dans les pays européens sur la question des relations avec la Russie, selon le magazine Time.

Le plus récent exemple est l'accueil accordé en octobre dernier par la Grèce, pays-membre de l'Union européenne et de l'Otan, au destroyer russe Smetlivy, qui n'a reçu aucune note de protestation de la part de ses partenaires occidentaux sur fond de sanctions antirusses, indique le magazine Time.

Certains hommes politiques américains n'ont toutefois pas tardé à qualifier cette démarche grecque d'« inacceptable » et de « peu conforme au statut d'un pays membre de l'Otan ». Le président américain s'est lui restreint à noter l'importance du maintien des sanctions antirusses tant que le conflit en Ukraine n'était pas résolu.

L'inquiétude de Barack Obama est pourtant justifiée, car les États-Unis et leur partenaire majeur en Europe, l'Allemagne, s'avèrent pour l'instant peu aptes à accorder leur soutien aux pays-membres de l'Union européenne. D'après le Time, même avant l'élection de Donald Trump, qui a déjà promis de ranimer le partenariat avec Moscou, l'Union européenne était trop occupée par ses propres rivalités internes pour se soucier de la Russie.

Selon les médias, Barack Obama devrait passer le relais à Angela Merkel en ce qui concerne le développement des relations avec le Kremlin. Cependant, en réalité, la situation est beaucoup plus complexe, car l'Allemagne ne dispose pas du pouvoir d'unifier l'Occident à l'instar des États-Unis.
L'Europe d'après Brexit traverse une période de « survie ». Au cours de ces trois dernières années, la politique à l'égard de la Russie se faisait par un partenariat américano-allemand avec l'appui du Royaume-Uni.

« Après le Brexit et avec la fin de la présidence Obama, Mme Merkel devra faire plus d'efforts pour obliger ses alliés hésitants à maintenir cette ligne politique », estime le Time.

Malgré le soutien « unanime » de l'idée de prolonger les sanctions antirusses, plusieurs pays-membres de l'UE ne s'y montrent en réalité pas favorables. En particulier, la Grèce, l'Italie, la Hongrie, la Slovaquie et Chypre ont maintes fois déclaré qu'il fallait adoucir les sanctions qui nuisent à l'économie européenne et ne changent pas la politique extérieure du Kremlin. À bien des égards, ces pays dépendent des crédits accordés par l'UE, ce qui ne leur permet pas de trop s'éloigner des prises de position de Merkel. Mais le volet financier ne constitue pas un « moyen sécurisant » pour diriger « la famille européenne », d'après le Time.

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Tags:
pays-membres, sanctions antirusses, conflit, concurrence, destroyer, Smetlivy (patrouilleur), Brexit, Présidentielle américaine 2016, Kremlin, Time, OTAN, Union européenne (UE), Donald Trump, Angela Merkel, Barack Obama, Washington, Chypre, Royaume-Uni, Italie, Berlin, Moscou, Europe, Grèce, Slovaquie, Hongrie, Ukraine, Allemagne, États-Unis, Russie
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