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    Le premier ministre italien Matteo Renzi

    Les Italiens ignorent les objectifs du référendum sur la réforme de la constitution

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    Un référendum sur la réforme de la constitution se tiendra en Italie début décembre, avec pour but principal de réduire considérablement les pouvoirs du Sénat. Mais il semble que les Italiens ne soient pas pleinement conscients des enjeux de cette consultation.

    Le 4 décembre, l'Italie organise un référendum pour amender la Constitution du pays, proposé par le Premier ministre Matteo Renzi, qui avait déclaré qu'il démissionnerait si le peuple votait contre. De quoi déchaîner les passions dans le pays.

    Roberto Panetta, professeur adjoint de droit civil à l'Université Bocconi de Milan analyse dans une interview à Sputnik les deux scénarios du référendum, leurs avantages et leurs inconvénients.

    L'experte italienne déplore qu'en Italie, la plupart des citoyens ne sont pas au courant des enjeux de ce référendum et ne comprennent pas pourquoi le gouvernement Renzi en a besoin.

    Matteo Renzi
    © Sputnik . Vladimir Astapkovich
    De plus, elle souligne que l'erreur principale du premier ministre serait de personnaliser les résultats du référendum, qui se transformerait en un référendum « pour ou contre Renzi ».

    « Si la majorité des Italiens votent contre la réforme constitutionnelle, cela signifiera la démission du gouvernement et une nouvelle période trouble pour le pays, qui est déjà au bord de la crise », a raconté Mme Panetta.

    « Si les Italiens disent "Oui" à la réforme, le pays connaîtra une simplification du système parlementaire bicaméral habituel », explique l'expert.
    En outre, le « oui » signifie l'annulation du Conseil national économique et du travail (CNEL), qui n'a montré aucune efficacité pendant tout au long de son existence.

    « Il serait bon de mettre un terme au travail de cet organisme, à mon avis. En outre, cette position est partagée par les deux parties : ceux qui soutiennent la réforme et ceux qui s'y opposent… », a-t-elle ajouté.

    D'après l'experte italienne, l'élément négatif dans ce cas serait la redistribution des pouvoirs entre le gouvernement central et les régions. Les régions pourraient perdre une partie de leurs prérogatives.

    « Si la majorité des Italiens votent "non", la situation actuelle ne changera pas de manière radicale, le pouvoir législatif sera le même, nous resterons là où nous sommes maintenant. On peut dire que, dans ce cas, nous soutiendrons tout simplement l'ordre constitutionnel existant », a conclu l'expert italien.

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    Tags:
    référendum, réforme constitutionnelle, Constitution, Europe, Italie
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