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    La chancelière allemande Angela Merkel

    Elections 2017 en Allemagne: Merkel met en garde contre les «trolls» et les «fake news»

    © REUTERS/ Francois Lenoir
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    Candidate à sa propre succession en 2017, la chancelière allemande Angela Merkel s'inquiète de la désinformation numérique qui contribue, selon elle, à l'essor du populisme en Europe et appelle à agir contre ce phénomène.

    Tout comme le président américain sortant Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel, officiellement candidate à sa propre succession l'an prochain, s'inquiète de la désinformation sur Internet, affirmant que de faux articles d'actualité et des bots peuvent « manipuler » l'opinion publique.

    « Nous devons affronter ce phénomène et, si nécessaire, le réglementer », a notamment déclaré Mme Merkel dans son discours devant le Bundestag.

    Et d'ajouter que quelque chose avait changé et qu'avec l'essor de la globalisation, les débats se déroulaient dans un environnement médiatique complètement nouveau.

    « Les opinions ne se forgent plus comme il y a 25 ans. Aujourd'hui, nous devons apprendre à gérer les faux sites, les bots, les trolls, toutes ces choses qui se renouvellent », a souligné la chancelière.

    Elle n'a pas caché les risques entraînés par cette propagation qui pourrait influencer les élections fédérales allemandes de septembre 2017.

    Le camp de la chancelière craint effectivement que le parti anti-immigration « Alternative für Deutschland » (AfD), qui s'applique déjà depuis quelques temps à récupérer les soutiens conservateurs de la chancelière en s'attaquant à sa politique migratoire de « porte ouverte », ne puisse profiter des logiciels robots pour influencer les électeurs en véhiculant de fausses informations.

    « Le populisme et la politique extrémiste sont en plein essor dans les démocraties occidentales », a averti Mme Merkel.

    Le rôle que jouent les réseaux sociaux Facebook et Twitter dans la propagation d'informations fausses et malveillantes a éclaté après l'élection du républicain américain Donald Trump à la présidence des États-Unis.

    Facebook et Google ont été accusés de répandre cette tendance inquiétante avant d'annoncer des mesures de lutte contre la désinformation. Tout en refusant de s'ériger en ce qu'il appelle un « arbitre de la vérité », le président de Facebook Mark Zuckerberg a banni les sites de fausses actualités de son réseau de publicité, une mesure également adoptée par Google.

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    Tags:
    Internet, désinformation, faux, trolls, candidats, chancelière, élections, Google, Facebook, Inc, administration Obama, Bundestag, Alternative pour l'Allemagne (AfD, parti populiste allemand), Mark Zuckerberg, Donald Trump, Angela Merkel, Allemagne
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