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    Expert: en Pologne, ce ne sont que nos politiques et médias officiels qui sont russophobes

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    Le 29 novembre, à Varsovie, aura lieu une rencontre des ministres des Affaires étrangères de 16 pays d’Europe centrale, de l’Est et du Sud, y compris des pays du groupe de Visegrad. La lutte antiterroriste, la migration illégale, la criminalité organisée, la radicalisation des communautés et les menaces hybrides seront à l’ordre du jour.

    Dans une interview accordée à Sputnik, l'historien polonais Bohdan Pietka a confié que la rencontre viserait à contribuer à la résolution du problème de migration illégale. Pourtant, il s'est dit plutôt sceptique :

    « S'il s'agit des autorités polonaises, elles soutiennent elles-mêmes la migration massive, mais légale, depuis l'Ukraine. Je suis sûr qu'elle peut engendrer les problèmes que l'on peut comparer à ceux que l'on observe dans les pays d'Europe occidentale avec des migrants d'Asie et d'Afrique, y compris la menace terroriste ».

    M. Pietka affirme que c'est notamment suite au coup d'État politique en 2014 que l'activité des tendances nationaliste et chauviniste a augmenté :

    « Ce n'est pas vrai qu'ils sont grandement antirusses, non, avant tout ils sont antipolonais. Maintenant, suite à la crise politico-sociale et les actions militaires à l'ouest du pays, le niveau de criminalité a brusquement augmenté, les structures criminelles possèdent un grand nombre d'armes. Personne ne sait combien il y en a et dans les mains de qui ».

    C'est pour ça que M. Pietka considère que ses préoccupations sont bien réelles : avec une vague de migrants depuis l'Ukraine ce sont des gens armés qui peuvent arriver, qui sont capables de commettre des actes terroristes.

    À la question de savoir ce que voulait dire menaces hybrides, il a répondu que dans ce cas il s'agissait de plusieurs notions à la fois :

    « Je crois qu'il s'agit du soi-disant conflit entre la Russie et l'Ukraine, de la situation dans le Donbass et que officiellement la propagande polonaise appelle agression de la Fédération de Russie en Ukraine ».

    Selon M. Pietka, ce ne sont que les autorités polonaises et les médias officiels qui sont russophobes. La politique antirusse de la Pologne ne peut aboutir qu'à son exclusion, si les pays occidentaux et les États-Unis essayent de rétablir de bonnes relations avec la Russie, y compris sur la question ukrainienne :

    « Pourtant, l'exclusion de la République de Pologne existe déjà, ainsi, on peut se souvenir du 24 août lorsque (pour célébrer, ndlr) le jour de l'Indépendance (de l'Ukraine, ndlr) il n'y avait que le président de la Pologne, Andrzej Duda qui est allé en Ukraine. Petit à petit, l'occident essaye d'échapper au soutien de l'Ukraine, et la Pologne s'y est coincée ».

    D'après l'expert polonais, l'augmentation des sentiments antirusses n'est pas bénéfique ni pour la Pologne, ni pour la société polonaise :

    « Dans ce contexte, la politique polonaise basée sur la conception de Giedroyc est un anachronisme, dont l'essentiel est dans le rejet total de la Russie quoi qu'elle soit ? En fait, la normalisation des relations de Varsovie avec Moscou aurait pu être fructueuse ».

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    Tags:
    Europe du Sud, Europe centrale, Europe de l'Est, Pologne, Russie
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