Ecoutez Radio Sputnik
    Martin Schulz et Jean-Claude Juncker

    Quand Martin Schulz devient le président de la Commission européenne

    © AFP 2016 Emmanuel Dunand
    International
    URL courte
    182943242

    Quelle est la différence entre le président de la Commission européenne et le président du Parlement européen? Les deux sont «présidents» et parlent allemand. Pas facile, cette bureaucratie bruxelloise et qui remarquera donc la confusion?... Au moins, c’est ce que pense l’hebdomadaire Le Point.

    La Russie « comprend le langage » des sanctions, a souligné le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, exhortant dans une interview, accordée à Ouest-France, les Européens à maintenir une attitude de fermeté et un « discours d'unité » sur la crise ukrainienne, voire à appuyer les sanctions.

    capture d`écran
    © Photo. capture d`écran
    capture d`écran

    Pourtant, la photo illustrant initialement l’article du Point montre le président du Parlement européen Martin Schulz, qui n’apparaît nulle part dans le texte. De plus, Martin Schulz, lui, est persuadé qu’on ferait mieux de laisser de côté l'introduction de sanctions supplémentaires dans le dialogue avec la Russie. Selon lui, « Moscou possède un rôle clé dans de nombreuses questions. Voilà pourquoi nous devons être fermes tout en maintenant le dialogue, il faut également conserver la possibilité d'éviter ces mesures (les sanctions, ndlr) ».

    C’est vrai, le diable est dans les détails mais la position de Jean-Claude Juncker est différente: « si on dit à la Russie que les sanctions vont perdurer, la Russie comprend ce langage. Si on laisse entrevoir la possibilité que tel ne serait pas le cas, elle en tirera avantage ». « Ce n'est pas une remarque que je fais à mon ami François Fillon, c'est une remarque d'ordre général. Il faut opposer, à la violation consciente des frontières européennes par la Russie, un discours d'unité », a-t-il poursuivi.

    Donc, c’est aussi ce même Jean-Claude Juncker qui avait constaté qu'« il n'y a pas d'architecture de sécurité en Europe sans la Russie », mais qu’il fallait essayer de la contrôler sans affaiblir la pression.

    « L'UE occupe un territoire de 5,5 millions de kilomètres carrés, la Russie, à elle seule, ce sont 17,5 millions de kilomètres carrés », a-t-il rappelé à la lumière des déclarations du vainqueur de la primaire en France, François Fillon, et du président américain élu, Donald Trump, qui disent vouloir un rapprochement et une coopération avec la Russie.

    Dans son entretien à Ouest-France, l'ancien premier ministre luxembourgeois ne manque pas d’humour estimant que Moscou dépense 400 fois plus en contre-propagande:

    « Vous savez combien l'UE emploie de personnes pour organiser la contre-propagande? 11. Et la Russie? 4 000. Nous n'avons aucun sens du ridicule », a-t-il affirmé.

    A-t-il oublié qu’un « ministère de la vérité » pour lutter contre la fameuse propagande russe existe dans presque tous les pays occidentaux qui se respectent?

    Ainsi, le ministre tchèque de l'Intérieur Milan Chovanec a annoncé la mise en place au sein de son ministère d'une unité chargée de lutter contre la propagande russe. L'unité compte 20 personnes qui ont pour mission de dévoiler les désinformations sur la Toile, ainsi que de former des fonctionnaires capables de faire face aux tentatives de les influencer par le biais de la désinformation.

    Il a également oublié un petit organisme créé par le groupe de travail East StratCom Task Force, auprès du service diplomatique de l’Union européenne, pour essayer de retourner les Européens contre la Russie. Tous les mardis, le site publie la « revue de la désinformation » et le vendredi, le soi-disant « digest de la désinformation » disponibles en anglais et en russe.

    Ou encore le centre d'études euro-atlantiques à Belgrade qui fait également de la « contre-propagande » et dont la directrice, Jelena Milic, affirmait « malheureusement, la Russie existe, la Russie d'aujourd'hui, le régime de Poutine » et qui tient des conférences de presse où, comme elle le précise, de nombreux médias russes mais aussi serbes, sont interdits d'entrée.

    Mais aussi la résolution prévoyant des mesures destinées à limiter l'activité des médias russes en Europe, adoptée par le Parlement européen le 23 novembre dernier.

    Quant à Ouest-France, le journal régional a récemment essayé de calculer dans un article les budgets des médias russes financés par l’États, des subventions qui font d'eux « des entreprises stratégiques du pays » or il ne faudrait pas que l’hôpital se moque de la charité car lui-même fait partie de la liste des dix médias les plus subventionnés en France.

    En ce qui concerne Sputnik, Ouest France cite un chercheur de l'Institut français des relations internationales (Ifri), qui fait remarquer que la diffusion de l'agence est impressionnante et s'effectue en 133 langues. Une faute de frappe, sans doute, mais qui ajoute une centaine de langues de diffusion en plus à Sputnik, le rendant encore plus « dangereux ».


    Lire aussi:

    Emir Kusturica sur la résolution anti-Sputnik: «la vérité n’a jamais été de la propagande»
    Le Parlement européen vote contre la «propagande russe»
    Parlement européen vs Sputnik: guerre contre la propagande ou belle arnaque?
    Allô, la radio?! Le coup de gueule d'une Britannique contre la propagande antirusse
    Propagande, pour 500 millions, t’as plus rien!
    "Les médias occidentaux entraînent les enfants dans leur propagande"
    "La propagande russe n’est pas plus partiale que la BBC"
    Soros payait les médias grecs pour faire de la propagande sur l’Ukraine
    Propagande sur l’Ukraine: la France dans le viseur de Soros
    C'est enfin officiel! 12 astuces pour contrer la "machine à propagande" russe
    Tags:
    sanctions antirusses, contre-propagande, propagande, Donald Trump, Jean-Claude Juncker, François Fillon, Martin Schulz, Bruxelles
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik

    Tous les commentaires

    • evelyne.lefur
      Ouest fiente.Les subventions sont très mal utilisées.
    • Puka Runa
      Encore de l'argent public dilapidé !
    • Dentatus
      Allons, vous reprendrez bien encore quelques poignées de fonctionnaires pour pour faire fonctionner cette U-E qui ne pompe vraiment pas assez vite et pas assez fort, l'argent des con-tribuables...
      D'ailleurs on ne dit plus "taxes" mais "Subventions"
      et elles viennent d’où les Sub -ventions....
    • philps60
      Junker schults les sanctions vous allez bientot les connaitres
    • CocoChannel
      Tais-toi donc imbécile aviné.
      Elle est fichue ton UE de M...! ta dictature du fric, ta démocratie de cooptations estampillées Goldman Sachs, elle a le visage de ta gueule le matin dans le miroir, et le même avenir.
      On en reparlera dans un an.
    Afficher les nouveaux commentaires (0)

    Grands titres

    • Alexeï Pouchkov

      Quoique la propagande existe dans les médias occidentaux, dont certains rappellent parfois la Pravda du temps de l’URSS, les élites politiques européennes préfèrent en faire porter le chapeau à la presse russe qui présente une vérité gênante et un point de vue alternatif, d’après un sénateur russe qui a accordé une interview en français à Sputnik.

      473187
    • Le «Daechstan» syrien, est-il bien réel?

      Le terme «Daechstan» proposé par Jean-Marc Ayrault, a déjà fait couler beaucoup d'encre et a fait également l'objet d'un entretien de Sputnik avec Gérard Bapt, député du Parti socialiste (PS) et président du Groupe d'amitié France-Syrie.

      5880
    • Spitak : après le séisme

      À 11h41, le 7 décembre 1988, la région nord-ouest de l’Arménie a été dévastée par un fort séisme. En 30 secondes la ville de Spitak a été détruite.

      2401
    • Des tonnes d’agrumes en don aux habitants d’Alep-Est

      Les fermiers syriens de Lattaquié ont envoyé à Alep un convoi de camions chargés d’agrumes. Ces fruits sont destinés aux civils et aux soldats qui tiennent tête aux extrémistes.

      71567
    • Hagi Hassan Brita

      Brita Hagi Hassan est en visite à Paris depuis dix jours. Qui est celui que l’on présente comme le maire d’Alep, invité par des associations et reçu au Quai d’Orsay ? Est-il en train de "circuler entre différentes capitales pour essayer de continuer sa propagande » comme l'estime Gérard Bapt interrogé par Sputnik?

      212324
    • Le président sortant des Etats-Unis Barack Obama

      Barack Obama a reconnu que son pays était impliqué dans l'apparition du groupe État islamique. Cette idée a déjà été énoncée par le président syrien Bachar el-Assad et d'autres hommes politiques, y compris le successeur d'Obama Donald Trump.

      6610153