Ecoutez Radio Sputnik
    Le président russe Vladimir Poutine

    Vladimir Poutine: pas d’alternative au front antiterroriste international

    © Sputnik. Sergei Guneev
    International
    URL courte
    613717701

    Le numéro un russe, Vladimir Poutine, a précisé la condition essentielle pour régler la situation au Proche-Orient. La normalisation est impossible sans une coopération efficace de toutes les parties et des acteurs internationaux impliqués.

    Un large front pour combattre le terrorisme dans le monde n'est pas encore créé, mais il n'y a pas d'alternative efficace pour régler la situation au Proche-Orient, a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors du Forum international « Lecture de Primakov » mercredi 30 novembre.

    Lors de son discours, le chef d'État russe a déploré que le Proche-Orient soit devenu « un foyer du terrorisme et de l'extrémisme religieux » et soit plongé « dans une série de conflits sanglants ».

    Toutefois, M. Poutine croit qu'il existe une porte de sortie. Selon lui, la solution, c'est une lutte conjointe contre le terrorisme à grande échelle.

    « Aujourd'hui, il est clair qu'une condition indispensable à la normalisation de la situation au Proche-Orient est la coopération efficace de toutes les parties impliquées et de tous les acteurs internationaux influents. Dans ce contexte, il est nécessaire de former un large front contre le terrorisme, proposé par la Russie », a déclaré M. Poutine.

    « Malheureusement, ce front n'est pas encore créé, mais il n'existe pas d'autre alternative », a-t-il regretté.

    En ce faisant, Vladimir Poutine a noté que le manque d'actions décisives coordonnées laisse les mains libres au terrorisme international. Selon lui, l'exemple le plus parlant est l'Irak et la Syrie où l'organisation terroriste État islamique a réussi à occuper de vastes territoires et à s'emparer de ressources considérables.

    Actuellement, le monde a réalisé l'importance de la lutte contre la peste terroriste, mais les actions pourraient être plus efficaces si elles étaient plus coordonnées, selon M. Poutine.

    « Il n'y a pas de front uni contre l'État islamique. Beaucoup de forces luttent contre cette organisation : les troupes gouvernementales syriennes soutenues par les forces aérospatiales russes, l'armée irakienne, une coalition internationale dirigée par les États-Unis, ainsi que les Kurdes, la milice chiite libanaise et irakienne », a constaté le numéro un russe.

    Moscou et Washington ont tenté d'établir un fonctionnement efficace du Centre conjoint pour les opérations en Syrie.

    Cependant, en raison de désaccords persistants, cette tentative a échoué. Ainsi, le 3 octobre, les États-Unis ont suspendu leur participation aux discussions bilatérales avec la Russie lancées pour garantir le cessez-le-feu en Syrie.

    Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, l'impossibilité de faire la différence entre l'opposition syrienne et les terroristes est la pierre d'achoppement de la coopération entre Moscou et Washington sur la Syrie.

    « Ces dernières années, malheureusement, les relations russo-américaines se sont détériorées sensiblement. (…) Mais ce n'est pas notre faute », a constaté Vladimir Poutine.

    Néanmoins, le président russe estime que la situation actuelle s'améliorera, car il espère qu'avec l'arrivée de la nouvelle administration de Donald Trump, les relations américano-russes se normaliseront.

    « Maintenant, on voudrait croire que lorsque le nouveau président américain occupera son poste, on aura une chance d'améliorer les relations, qui sont importantes non seulement pour les peuples des deux pays, mais aussi pour la stabilité et la sécurité internationales », a conclu le président russe.

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join ».

     

    Lire aussi:

    Avoir discuté Syrie avec Trump Jr? Le Kremlin dément
    Moscou dévoile les véritables objectifs de l’opération russe en Syrie
    Ambassadeur de Syrie en Russie: l’opposition syrienne a bien recours à des armes chimiques
    Lavrov: si Paris accuse Damas, cela n’aidera pas la Syrie!
    Tags:
    coopération, lutte antiterroriste, coalition anti-Daech, Vladimir Poutine, Syrie, Proche-Orient, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik

    Tous les commentaires

    • Puka Runa
      La voix du bon sens... Il est invraisemblable qu'en UE, un autre langage et une autre praxis soient tenus !
    • un citoyen français
      Trump est la clé pour résoudre le problème de la stabilité du monde actuel, c'est pas Oblabla qui fera changer le monde ! Si (quand) les USA sous Trump et la Russie dialoguerons, alors cette coopération favorisera une entente avec les autres pays pour l'éradication du terrorisme. L'UE n’appréciera pas mais on s'en fou de ces guignols !!!
      Mr. Poutine la voix de la sagesse...
    • bea33
      S'il pouvait être entendu par les Etats-Unis, l'occident et d'autres pays, on avancerait contre ce fanatisme religieux mortifère !
    • Le Merle
      Plaise aux dieux qu'il en soit ainsi ! Puissent-ils aussi éclairer notre président parce que si on doit attendre la prochaine élection présidentielle pour rectifier le tir, ça va faire long, trop long...
    • Parousnik
      V. Poutine aurait pu ajouter que la normalisation est impossible au Moyen Orient tant que les Eu et ses acolytes europeens financeront et armeront Daesh, Al Qaida, Al Mostra etc...dans le seul but de piller ce Moyen Orient...
    • Maten réponse àLe Merle(Afficher le commentaireCacher le commentaire)
      Le Merle, ça fait 4 ans et demi qu'on attend, on est plus à 6 mois près..
    • Maten réponse àPuka Runa(Afficher le commentaireCacher le commentaire)
      Puka Runa, non ce n'est pas invraisemblable dans la mesure où l'UE est le centre névralgique du problème.
    • Maten réponse àParousnik(Afficher le commentaireCacher le commentaire)
      Parousnik, non il n'aurait pas pu car même si il le sait, cela relève de l'ingérence, et la Russie a une politique extérieur de non ingérence. On ne peut pas être crédible si on ne respecte pas les principes qu'on s'est soit-même fixé, ou qu'ils sont à géométrie variable.
    • Mat
      L'armée russe, US et française, suffiraient à détruire daech, c'est pas complètement invraisemblable dans le cas d'une victoire à la présidentielle de Marine Le Pen.
    • Sans dents
      Le pseudo journaliste, mais vrai mafieux, payé à prix d'or par Bouygues et Hollande, se réjouit de la condamnation des ouvriers d'air France et les juge lui-même coupables (ils gagnent 100 fois moins que lui et sont eux d'honnêtes travailleurs, contrairement à ce mafieux de Bouleau) et tape sur l'armée russe en Syrie, Tsipras, Fidel Castro, et Bachar.
    • Sans dents
      Donc le nazi mafieux, sur son JT du soir sur TF1, Gilles Bouleau tape sur les ouvriers d'Air France, Poutine, Fidel Castro, Bachar et l'armée russe.
      Quand le peuple français reprendra le pouvoir il faudra que ce type de personnage crapuleux soit raccourcis comme en 1789.
    • Le Merleen réponse àMat(Afficher le commentaireCacher le commentaire)
      Mat,
      Cruellement exact !
    • zroudia
      L'armée Syrienne seule suffirait, si on n'aidait pas les terroristes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Afficher les nouveaux commentaires (0)

    Grands titres

    • Alexeï Pouchkov

      Quoique la propagande existe dans les médias occidentaux, dont certains rappellent parfois la Pravda du temps de l’URSS, les élites politiques européennes préfèrent en faire porter le chapeau à la presse russe qui présente une vérité gênante et un point de vue alternatif, d’après un sénateur russe qui a accordé une interview en français à Sputnik.

      473193
    • Le «Daechstan» syrien, est-il bien réel?

      Le terme «Daechstan» proposé par Jean-Marc Ayrault, a déjà fait couler beaucoup d'encre et a fait également l'objet d'un entretien de Sputnik avec Gérard Bapt, député du Parti socialiste (PS) et président du Groupe d'amitié France-Syrie.

      5883
    • Spitak : après le séisme

      À 11h41, le 7 décembre 1988, la région nord-ouest de l’Arménie a été dévastée par un fort séisme. En 30 secondes la ville de Spitak a été détruite.

      2401
    • Des tonnes d’agrumes en don aux habitants d’Alep-Est

      Les fermiers syriens de Lattaquié ont envoyé à Alep un convoi de camions chargés d’agrumes. Ces fruits sont destinés aux civils et aux soldats qui tiennent tête aux extrémistes.

      71568
    • Hagi Hassan Brita

      Brita Hagi Hassan est en visite à Paris depuis dix jours. Qui est celui que l’on présente comme le maire d’Alep, invité par des associations et reçu au Quai d’Orsay ? Est-il en train de "circuler entre différentes capitales pour essayer de continuer sa propagande » comme l'estime Gérard Bapt interrogé par Sputnik?

      212325
    • Le président sortant des Etats-Unis Barack Obama

      Barack Obama a reconnu que son pays était impliqué dans l'apparition du groupe État islamique. Cette idée a déjà été énoncée par le président syrien Bachar el-Assad et d'autres hommes politiques, y compris le successeur d'Obama Donald Trump.

      6610153