Ecoutez Radio Sputnik
    Sergei Lavrov

    Lavrov: les USA incapables de prouver l’ingérence de la Russie dans la présidentielle

    © AFP 2016 Vasily MAXIMOV
    International
    URL courte
    101299250

    Les histoires concernant l’aide accordée à Donald Trump par la Russie pendant sa campagne et sur les « hackers russes » commencent à ennuyer, selon Sergueï Lavrov.

    Dans une interview accordée au Corriere della Sera, le ministre russe des Affaires étrangères a une nouvelle fois démenti les accusations des démocrates américains d'après lesquelles la Russie se serait ingérée dans la campagne électorale aux États-Unis.

    « Ce sont les citoyens américains qui ont aidé Donald Trump à devenir président par leur vote du 8 novembre. Comme l'a déclaré à plusieurs reprises le président Vladimir Poutine, nous n'avons jamais tenté d'influer sur la campagne électorale parce que nous partons du fait que c'est une affaire intérieure des États-Unis. Si quelqu'un a essayé d'intervenir, ce sont les alliés des Américains. Il suffit de lire ce que de nombreux dirigeants européens ont dit et écrit sur Donald Trump avant le vote », a signalé le ministre russe.

    « Quant aux histoires sur les « hackers russes » et aux autres accusations à notre adresse dans le contexte électoral, cela devient fastidieux. Il est symptomatique que les auteurs de ces allégations ayant provoqué une hystérie russophobe aux États-Unis à la veille du vote soient actuellement enfermés dans le mutisme. Aucune des « preuves » annoncées d'ingérence dans le processus électoral n'a jamais été présentée ni à la communauté américaine, ni à l'opinion mondiale. Cela confirme que cette histoire relève du conte de fées dans l'intérêt des objectifs politiques conjoncturels », a souligné Sergueï Lavrov.

    Des sources de différents médias américains au sein du FBI ont donné à comprendre que les serveurs du Parti démocrate auraient été piratés par des hackers « russes ». Les médias affirmaient que la Russie voulait influer sur le résultat de la présidentielle aux États-Unis.

    Des officiels américains, le président Barack Obama compris, ont cependant averti qu'aucune conclusion définitive n'avait été faite à cet égard. Les autorités américaines n'ont fourni aucune preuve de l'implication de la Russie dans des cyberattaques visant à influer sur les résultats de la présidentielle.

    Évoquant les accusations relatives aux cyberattaques « russes », le président Vladimir Poutine a déclaré que le tapage antirusse visait à détourner l'attention du contenu des documents révélés.

    Dans un commentaire aux déclarations faites par Hillary Clinton sur l'ingérence présumée de Moscou dans la campagne électorale, le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a qualifié les accusations d'absolument « gratuites ». Selon lui, de telles déclarations « n'avaient aucun fondement et nul fait n'a été présenté ».

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

     

     

    Lire aussi:

    La russophobie, arme dérisoire dans la lutte contre les hackers, selon Lavrov
    Les USA accusent des hackers russes d'avoir violé leurs systèmes électoraux
    Pirater comme vocation: les secrets des plus grands hackers du monde
    Tags:
    accusations, cyberattaque, hackers, Présidentielle américaine 2016, FBI, Donald Trump, Sergueï Lavrov, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik

    Tous les commentaires

    • Le Merle
      Superbe pied-de-nez diplomatique !
    • dstati
      Qu'est ce que c'est que ces conneries maintenant d'accuser un pays d'ingérence dans des élections d'un autres?? Que même si c'était vrai, les amerlocs sont aussi cons que pour se laisser influencer tant que ça??

      Et que dire des pays occidentaux, usa en tête, qui ont mainte fois soutenue des opposants et pris le pouvoir des "maidans" et renverser un pouvoir légitimement élu??
    • normandieniemen
      appeler opposants modérés ,des individus qui utilisent des fusils d'assault ,des lance roquettes ,des obusiers , des mitrailleuses lourdes ,des grenades ,des canons tractés ,des blindés pour faire valoir leurs "'droits"" est de toute facon ,un abus de language .
    • normandieniemenen réponse àdstati(Afficher le commentaireCacher le commentaire)
      dstati, il y a les bons complots et les mauvais . mais bon dieu , pourquoi la diplomatie russe se justifie t-elle ?
    Afficher les nouveaux commentaires (0)

    Grands titres

    • Alexeï Pouchkov

      Quoique la propagande existe dans les médias occidentaux, dont certains rappellent parfois la Pravda du temps de l’URSS, les élites politiques européennes préfèrent en faire porter le chapeau à la presse russe qui présente une vérité gênante et un point de vue alternatif, d’après un sénateur russe qui a accordé une interview en français à Sputnik.

      473186
    • Le «Daechstan» syrien, est-il bien réel?

      Le terme «Daechstan» proposé par Jean-Marc Ayrault, a déjà fait couler beaucoup d'encre et a fait également l'objet d'un entretien de Sputnik avec Gérard Bapt, député du Parti socialiste (PS) et président du Groupe d'amitié France-Syrie.

      5874
    • Spitak : après le séisme

      À 11h41, le 7 décembre 1988, la région nord-ouest de l’Arménie a été dévastée par un fort séisme. En 30 secondes la ville de Spitak a été détruite.

      2401
    • Des tonnes d’agrumes en don aux habitants d’Alep-Est

      Les fermiers syriens de Lattaquié ont envoyé à Alep un convoi de camions chargés d’agrumes. Ces fruits sont destinés aux civils et aux soldats qui tiennent tête aux extrémistes.

      71565
    • Hagi Hassan Brita

      Brita Hagi Hassan est en visite à Paris depuis dix jours. Qui est celui que l’on présente comme le maire d’Alep, invité par des associations et reçu au Quai d’Orsay ? Est-il en train de "circuler entre différentes capitales pour essayer de continuer sa propagande » comme l'estime Gérard Bapt interrogé par Sputnik?

      212320
    • Le président sortant des Etats-Unis Barack Obama

      Barack Obama a reconnu que son pays était impliqué dans l'apparition du groupe État islamique. Cette idée a déjà été énoncée par le président syrien Bachar el-Assad et d'autres hommes politiques, y compris le successeur d'Obama Donald Trump.

      6610150