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    Donald Trump et James Mattis

    Trump choisit l'ex-général Mattis pour le poste de secrétaire à la Défense

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    Donald Trump, 45e président des États-Unis (174)
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    Non seulement le nouveau candidat au poste de chef du Pentagone se méfie de la Russie et de l’Iran, mais il préconise la livraison d’armes à l’opposition syrienne.

    C’est James Mattis, général des Marines à la retraite, que Donald Trump a choisi pour occuper le poste de secrétaire à la Défense dans sa future administration, apprend-on de Reuters.

    Le président élu lui-même a déjà confirmé cette information.

    « Nous allons nommer "Mad Dog" Mattis comme notre secrétaire à la Défense », a déclaré Donald Trump lors d'un rassemblement à Cincinnati.

    Cet ancien officier de 66 ans surnommé « Mad Dog » est réputé pour son style direct, pour son expérience sur les théâtres irakien et afghan et pour sa méfiance envers l'Iran. Le président américain élu a précisé que l'annonce officielle interviendrait lundi.

    Le général Mattis a également fait preuve de méfiance à l’égard de la Russie, un pays qui, selon lui, veut démanteler l’Otan. En outre, il a critiqué la Russie pour « l’agression en Ukraine », en affirmant que cette menace méritait d’être traitée avec plus de sérieux que ce que ne faisait l’administration actuelle. Cependant, Moscou n’a jamais participé au conflit dans ce pays.

    Mattis va jusqu’à affirmer que c’est l’Iran et non pas le groupe terroriste État islamique ou Al-Qaïda qui constitue le principal danger au Proche-Orient.

    Ainsi, préconise-t-il, comme M. Trump lui-même d’ailleurs, la rupture de l’ « accord nucléaire » avec Téhéran, conclu auparavant avec les pays occidentaux.

    M. Mattis prône en outre la livraison d’armes à l’opposition syrienne pour sa lutte contre les groupes armés pro-iraniens qui soutiennent le président syrien Bachar el-Assad.

    Personnalité respectée au sein du corps des marines, James Mattis a dirigé le Commandement central de l'armée américaine, qui a supervisé les opérations sur une zone allant de la Corne de l'Afrique à l'Afghanistan et au Pakistan, entre 2010 et 2013.

    Si ce choix a toutes les chances de ravir les militaires américains, il va toutefois devoir franchir un obstacle administratif.

    James Mattis n'a pris sa retraite qu'en 2013. Or, un secrétaire à la Défense doit avoir été civil pendant au moins sept ans avant de prendre la tête du Pentagone. Sa nomination à la tête du Pentagone nécessitera donc le vote par le Congrès d'une dérogation. Son bilan sous les drapeaux (depuis 1969) pourrait cependant dissuader certains sénateurs démocrates d'opposer leur veto.

    Son nom pour prendre la tête du Pentagone circulait avec insistance depuis que Donald Trump l'a reçu le 19 novembre.

    À la suite de cet entretien, le président élu a qualifié James Mattis de personnalité forte et digne ayant argumenté de manière convaincante contre le « waterboarding », une méthode d'interrogatoire largement assimilée à de la torture et qui consiste en un simulacre de noyade.

    Au cours de la campagne électorale, Donald Trump avait promis de rétablir non seulement cette méthode interdite par l'actuel président Barack Obama mais aussi des pratiques « bien pires ».

    « James Mattis a dit: "J'ai toujours considéré que, si vous me donnez un paquet de cigarettes et quelques bières, j'obtiendrai davantage qu'avec la torture". Et j'ai été très impressionné par cette réponse », a rapporté Donald Trump au New York Times au sujet de leur entrevue.

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    secrétaire, nomination, secrétariat américain à la Défense, James Mattis, Donald Trump, Iran, États-Unis, Russie
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