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    Sanctions antirusses: la résistance monte et durcit le ton en Europe

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    Sanctions de l'Occident contre la Russie (350)
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    La prolongation des sanctions antirusses est presque devenue un rituel ces dernières années. Cependant, la résistance monte d’un cran au sein de l’UE, d’autant plus que le système économique européen en a assez de tels coups bas.

    La pratique des sanctions économiques contre la Russie est devenue un rite de longue haleine très prisé par certains dirigeants de l'Union européenne: deux fois l'an, l'UE appelle la communauté internationale à régler le conflit ravagent l'est de l'Ukraine. Sans avoir atteint l'effet escompté, l'Europe, visiblement déçue, prolonge de nouveau le régime des sanctions antirusses pour une durée de six mois. Il semble que cette année-ci, on reste sur les mêmes rails, écrit le journal allemand Die Welt.

    Quoi qu'il en soit, poursuit le quotidien, la résistance contre cet état de choses ne cesse d'augmenter au sein même de l'UE, y compris dans les hauts échelons du pouvoir.

    « La prolongation des sanctions antirusses ne doit pas aller de soi. À l'avenir, il faut que nous en débattions davantage », a récemment appelé Reinhold Mitterlehner, vice-chancelier et ministre autrichien de l'Économie. Il est à noter qu'il est loin de faire cavalier seul.

    Rappelons que la Hongrie, la Grèce, Chypre, l'Espagne, et avant tout l'Italie, comptent parmi les critiques les plus acharnés du régime de sanctions économiques à l'encontre de la Russie. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, s'est également engagé il y a quelques mois à « repenser » cette politique.

    Concernant la position de M. Mitterlehner, l'homme politique a souligné que la Russie et l'Union européenne devaient « se rapprocher l'une de l'autre ».

    « Je suis pour une levée des sanctions progressive dans le cadre des accords de Minsk. À mon avis, les deux parties sont tenues de s'acquitter de leurs obligations, aussi bien que l'Ukraine », a fait remarquer le vice-chancelier.

    En outre, le ministre s'est dit opposé au renforcement des sanctions déjà existantes et à l'adoption de nouvelles sanctions dans les mois à venir. « Davantage de sanctions pourrait être plus dommageable qu'utile. Il ne sert à rien de tourner la spirale des sanctions éternellement. Cela ne contribue pas au règlement du problème, compte tenu des expériences passées », a martelé M. Mitterlehner.

    Selon lui, l'économie en a besoin depuis longtemps. « Il est grand temps que l'on se penche sur la question de savoir si les sanctions produisent l'effet escompté et si l'on ne doit pas recourir à des approches alternatives », a déclaré Michael Harms, gérant de la Commission du commerce avec l'Est de la Chambre d'industrie allemande, confirmant les allégations du vice-chancelier.

    Rappelons que le régime des sanctions antirusses puise ses racines dans le rattachement de la Crimée et de Sébastopol à la Russie, suite à un referendum qui s'est tenu en mars 2014. 96,77 % des Criméens et 95,6 % des habitants de la ville de Sébastopol (ville criméenne avec un statut particulier) ont voté pour le rattachement à la Russie. La péninsule avait été « offerte » à l'Ukraine par Nikita Khrouchtchev en 1954.

    Aujourd'hui, l'Ukraine continue de considérer ce territoire comme le sien. La majorité des pays occidentaux soutiennent la position de Kiev et ont introduit des sanctions antirusses en 2014.

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    Dossier:
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    Tags:
    sanctions antirusses, Union européenne (UE), Europe, Russie
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