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    «Le Brexit met en cause la paix sur l’île d’Irlande»

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    Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)
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    Le divorce entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne aura-t-il des répercussions sur les relations bilatérales entre l’Irlande du Nord et le Royaume-Uni? La Chambre des Lords britannique sonne le tocsin.

    La Grande-Bretagne et l'Irlande pourraient mettre la paix européenne en danger, au cas où elles ne lanceraient pas leurs propres négociations sur ce qu'il faudra entreprendre lorsque le Brexit deviendra réalité, écrit le journal The Independent, citant une source au sein de la Chambre des Lords.

    Compte tenu de la situation actuelle en Irlande du Nord, les responsables politiques des deux pays sont tenus de négocier un accord bilatéral, qui pourrait être par la suite ratifié comme une partie d'un accord sur le Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, a précisé la source.

    En cas d'échec ou de sous-estimation de la portée de l'événement, poursuit-elle, les efforts de tous ceux qui ont « travaillé d'arrache-pied pour la paix » seront dangereusement remis en cause.

    À en croire le président de l'un des comités spéciaux de la Chambre des Lords, Lord Boswell, le Brexit représentera sans doute un « grand défi » pour les deux pays : « Les progrès acquis (dans les relations bilatérales, ndlr) relèvent partiellement du fait que la Grande-Bretagne et la République irlandaise sont des membres de l'UE, ce qui implique la liberté de circulation et de commerce en raison d'une frontière ouverte. Or, le Brexit met en question toutes ces acquisitions. »

    Bien que la Grande-Bretagne et l'Irlande cherchent désespérément à ne pas rétablir de frontières gardées, poursuit Lord Boswell, le fait que l'Irlande demeure au sein de l'UE après que le Brexit deviendra réalité pourrait porter de nouveau à l'ordre du jour la question des frontières ouvertes, qui devrait être réglée en l'occurrence avec le concours de la communauté européenne.

    Concernant l'« accord post-Brexit » entre les deux pays, le président du comité a souligné qu'il devait protéger « la nature unique des relations entre le Royaume-Uni et l'Irlande », d'un côté, et « entre l'Ireland du Sud et l'Irlande du Nord » de l'autre.

    Rappelons que la première ministre britannique Theresa May a remporté le 7 décembre une victoire symbolique, avec le vote des députés en faveur de son calendrier pour déclencher le divorce avec l'Union européenne, même si elle devra auparavant leur dévoiler sa stratégie.

    Au total, 448 députés se sont prononcés pour, et 75 contre la motion non contraignante débattue mercredi après-midi. Selon ce texte, Theresa May accepte de dévoiler ses intentions quant au Brexit, à la condition que le parlement appelle « le gouvernement à invoquer d'ici le 31 mars 2017 l'article 50 » du traité de Lisbonne, préalable au lancement de la procédure de divorce avec l'UE.

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    tensions, Union européenne (UE), Irlande, Royaume-Uni
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