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    Expert français: la reprise de Palmyre, un sanglant revers de la libération d’Alep

    «La reprise de Palmyre, un cinglant revers de la libération d’Alep»

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    Situation en Syrie (hiver 2016/17) (165)
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    Dans une interview accordée à Sputnik, Richard Labévière, spécialiste français du Moyen Orient et des questions de sécurité, écrivain et journaliste, a expliqué le contexte dans lequel s’est déroulée la reprise de la ville syrienne de Palmyre.

    Richard Labévière, expert français du Moyen Orient, estime que la reprise de Palmyre est intervenue dans le contexte de la libération d'Alep par l'armée gouvernementale syrienne. Ainsi, il est d'avis que cette opération représente un « cinglant revers, une cinglante défaite pour ce que la presse occidentale appelle la "rébellion" ».

    Palmyre
    © AP Photo / Islamic State social media account via AP, File

    Rappelons que plus de 5 000 djihadistes avançant dans trois directions, du nord, de l'est et du sud, sont entrés dans Palmyre, une cité reprise à Daech en mars 2016. La manœuvre des djihadistes est devenue possible notamment parce que les frappes de la coalition sur Raqqa ont été suspendues cette semaine. L'armée syrienne s'est ainsi montrée incapable de repousser l'attaque tout de suite, toutes ses forces étant centrées sur Alep.

    D'après M. Labévière, cette reprise de la ville syrienne ne représente un revers sanglant que pour les diplomaties américaines, européennes, israélienne et des pays du Golfe:

    « La coalition européenne tenait absolument à ce qu'une partie d'Alep reste aux mains de l'opposition modérée, comme ils disent, à savoir Jabhat al-Nosra c'est-à-dire Al-Qaïda en Syrie pour justement imposer un plan de partition du pays à Genève dans le cadre des négociations dirigées à Genève par Staffan de Mistura. »

    L'expert explique que « pour que ces camps retranchés dans la région de Palmyre aux mains de Daech perdurent et subsistent, il est clair qu'il y a des flux, des échanges logistiques à partir de Raqqa et de sa région ».

    Il s'agit, selon lui, d'une « segmentation logistique dans l'approvisionnement en armes, en munitions, en matériels et en moyens humains entre, d'une part, le quartier général, les centres personnels de Daech à Mossoul, à Raqqa et après, dans d'autres régions où sont déployés les gens de Daech, notamment dans la région de l'est de Deir ez-Zor et pour les abords et la région de Palmyre qui n'avait pas totalement été nettoyée, éradiquée de ces groupes de Daech ».

    Et de conclure que ces régions représentaient la mission prioritaire de la chasse américaine et de cette fameuse coalition internationale menée et formée par les États-Unis dès août 2014, c'est-à-dire il y a plus de deux ans.

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    Dossier:
    Situation en Syrie (hiver 2016/17) (165)

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    Tags:
    reprise, libération, djihadisme, Etat islamique, Palmyre, Syrie
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