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    Manifestations anti-Trump

    Comme à la récré, les démocrates US accusent Moscou de leur propre défaite

    © REUTERS / David McNew
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    La Main du Kremlin
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    L’hystérie rouge qui gagne de plus en plus les États-Unis est à la fois absurde et négligeable, mais les allégations les plus ridicules sont sans doute celles des médias pointant l’influence du Kremlin sur les résultats de la présidentielle américaine.

    Les tentatives des démocrates américains de rejeter sur la Russie la responsabilité pour leur propre défaite à l'élection présidentielle font penser à un écolier prétendant qu'un chien a avalé son cahier de devoirs, écrit un journaliste américain Eric Margolis dans un article satirique pour le Sun Daily.

    « Ils ont perdu à cause de leur candidate, à cause de cette "affreuse femme corrompue", et la Russie n'y est pour rien. Et même si Moscou a influé sur les résultats de l'élection, les États-Unis ne sont pas en droit de s'indigner, car ils ne font eux-mêmes que tramer des coups d'État dans d'autres pays », relève M. Margolis.

    Selon ce dernier, une source haut placée au sein de la CIA lui a déclaré que, de toute évidence, le président russe Vladimir Poutine était responsable de l'attaque de Pearl Harbour, ainsi que des guerres de Corée, du Vietnam et d'Irak, que ce scélérat était derrière les attentats du 11 septembre et même de l'apparition de taches inlavables sur le col d'une chemise.

    James Comey / Hillary Clinton
    © AFP 2019 Jim WATSON Brendan SMIALOWSKI

    « Cette hystérie rouge est à la foi absurde et ridicule, mais les allégations des médias américains pointant l'influence exercée par le Kremlin sur les résultats de l'élection présidentielle aux États-Unis sont sans doute les plus risibles », estime l'auteur.

    Il souligne que Washington n'est sans doute pas en droit de revêtir le costume de l'« innocent indigné » car depuis 1946, les États-Unis ne font que fomenter des coups d'État à l'étranger et s'ingérer dans les affaires d'autres pays.

    Le journaliste rappelle à cette occasion qu'en 1946, les États-Unis avaient placé au pouvoir en Italie la Démocratie chrétienne (DC), alors que ce parti démocrate-chrétien « regorgeait d'anciens fascistes et de bandits siciliens ». L'auteur énumère ensuite les révolutions en Syrie et en Iran, le renversement des gouvernements au Guatemala et au Liban, plus de 50 tentatives d'assassinat de Fidel Castro, l'invasion en République dominicaine et ainsi de suite.

    « Par ailleurs, les États-Unis sont impliqués dans la "révolution orange" en Ukraine, dans le renversement du président démocratiquement élu dans ce même pays et dans la création de la situation actuelle en Syrie. Somme toute, le changement de régimes dans d'autres pays est devenu en quelque sorte la carte de visite des États-Unis », résume l'auteur.

    Et de rappeler que si, par le passé, les services de renseignement soviétiques excellaient eux aussi dans l'espionnage et les intrigues, l'Union soviétique n'avait jamais pu égaler les États-Unis dans le nombre d'ingérences dans les affaires d'autres États.

    Partisans déçus de Mme Clinton
    © REUTERS / Lucas Jackson

    « A l'heure actuelle, la Russie n'en est pas non plus capable », a souligné le journaliste, ajoutant que les déclarations des démocrates selon lesquelles ils ont échoué à l'élection à cause de l'ingérence de la Russie sont parfaitement absurdes.

    Selon M. Margolis, toute cette campagne tapageuse laisse présager une tentative de destituer le gouvernement de Donald Trump à l'aide de toute sorte de failles dans la loi et de manifestations de masse.

    « Et pourquoi pas ? Nous organisons régulièrement ce genre de manifestations au Proche-Orient et en Russie ? », s'interroge-t-il.

    Le journaliste indique que les démocrates n'ont pas perdu à cause de la Russie, mais à cause de leur candidate, à cause de cette « affreuse femme corrompue que beaucoup haïssaient et qui n'inspirait confiance à personne ».

    « Qui plus est, ils ont essayé de dissimuler le fait que le Parti démocrate avait sciemment empêché l'honnête candidat Bernie Sanders de remporter la primaire (…) Voilà une vraie information à scandale qui n'a rien à voir avec l'ensorcellement des dispositifs de vote », note l'auteur.

    Il souligne que les allégations selon lesquelles Hillary Clinton aurait été vaincue par des « perfides espions rouges athées » n'avaient leur place que dans les cours de récréation.

    « J'ai pensé toutefois que mes compatriotes américains étaient déjà assez adultes pour ne pas donner crédit à ce genre de choses », conclut l'auteur.

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    Tags:
    La Faute Aux Russes, La Main du Kremlin, primaire, influence, meurtre, élection présidentielle, coup d'Etat, espionnage, Présidentielle américaine 2016, Sun Daily, Parti démocrate des Etats-Unis, Kremlin, CIA, Eric Margolis, Bernie Sanders, Fidel Castro, Donald Trump, Hillary Clinton, Vladimir Poutine, Pearl Harbor, République dominicaine, Guatemala, Péninsule de Corée, Vietnam, Washington, Proche-Orient, URSS, Moscou, Liban, Ukraine, États-Unis, Russie
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