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Une nouvelle alliance tripartite, formée par la Russie, l’Iran et la Turquie, pourrait affaiblir l’influence géopolitique de l’Arabie saoudite et du Qatar, principaux ennemis arabes du règlement pacifique de la crise syrienne et acolytes des terroristes, estiment des experts iraniens.

La Russie, l'Iran et la Turquie sont prêts à se porter garants des efforts de paix en Syrie, notamment de la mise en application d'un accord qui se prépare entre le gouvernement et l'opposition syriens, ont déclaré les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des trois pays évoqués lors d'une réunion tripartite sur la Syrie à Moscou.

« À mon avis, l'apparition d'une nouvelle alliance tripartite et la signature d'une déclaration conjointe marquent une étape très importante dans le lancement d'un processus constructif de règlement de la crise en Syrie », a déclaré à Sputnik le politologue iranien Jahangir Karami, professeur à l'Université de Téhéran.

Et d'ajouter qu'en conjuguant leurs efforts, la Russie, l'Iran et la Turquie étaient capables de désamorcer la crise syrienne.

« En effet, cette déclaration conjointe est un document stratégique important et surtout si la Turquie tient ses promesses », a estimé dans une interview accordée à Sputnik un autre expert iranien, Mohammad Ali Mohtadi, spécialiste du Proche-Orient.

Selon ce dernier, Téhéran a encore certains doutes quant à la fidélité d'Ankara à ses nouveaux engagements sur la Syrie, vu son ancienne politique en vue de renverser le gouvernement syrien légitime, y compris en soutenant les terroristes.

« Il est arrivé par le passé qu'Ankara n'honore pas ses engagements », a rappelé le politologue.

Quoi qu'il en soit, M. Mohtadi a estimé que la nouvelle alliance tripartite, formée par la Russie, l'Iran et la Turquie, pourrait affaiblir l'influence géopolitique de l'Arabie saoudite et du Qatar, principaux ennemis arabes du règlement pacifique de la crise syrienne et acolytes des terroristes.

« D'ores et déjà, l'influence de l'Arabie saoudite et du Qatar sur les événements en Syrie a faibli, car ces pays s'étaient ingérés dans les affaires intérieures de Damas par l'intermédiaire d'Ankara, mais après la signature d'un accord avec la Russie et l'Iran, la Turquie leur a laissé comprendre qu'il était désormais inutile de compter sur elle », s'est félicité l'interlocuteur de Sputnik.

M. Mohtadi n'a cependant pas exclu que Riyad et Doha puissent trouver un autre « larbin », notamment la Jordanie, pays voisin de la Syrie.

Une réunion tripartite sur la Syrie des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de Russie, d'Iran et de Turquie s'est déroulée mardi à Moscou. La rencontre était initialement prévue pour le 27 décembre, mais le 17 décembre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et ses homologues turc, Mevlut Cavusoglu, et iranien, Mohammad Javad Zarif, ont décidé de l'avancer suite à la libération d'Alep.

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Tags:
règlement, crise, terrorisme, engagement, alliance, Mohammad Javad Zarif, Mevlut Cavusoglu, Sergueï Lavrov, Mohammad Ali Mohtadi, Jahangir Karami, Jordanie, Arabie Saoudite, Qatar, Syrie, Iran, Turquie, Russie
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