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Tandis que tout la Russie et son dirigeant Vladimir Poutine sont diabolisés de toutes parts, le journaliste argentin et analyste international Pedro Brieger semble être le premier à reconnaître que Moscou a fait un retour impressionnant sur la scène internationale avec son opération en Syrie.

« Ces dernières années, la Russie a montré qu'elle était redevenue un acteur politique central sur la scène internationale. Il suffit de regarder ce qui se passe en Syrie pour le comprendre », a déclaré à Sputnik Pedro Brieger, directeur du site d'actualités Nodal, dans un commentaire sur la conférence annuelle du président Vladimir Poutine.

Il a également ajouté que la conférence de presse annuelle de M. Poutine s'était tenue à un moment où sa relation avec les États-Unis et l'UE risquait de subir des bouleversements sur fond de victoire de Donald Trump.

« Il me semble que le gouvernement russe et, évidemment, le président Vladimir Poutine se préparent à des changements majeurs sur la scène internationale causés par l'entrée en fonctions du président élu des États-Unis, Donald Trump », a-t-il indiqué.

Bien que les relations bilatérales avec Washington soient au plus bas, de l'aveu même de M. Trump, les dirigeants de deux pays expriment la volonté de les améliorer. Mais selon l'analyste, il faudra « attendre pour avoir une image plus claire. »

« Le pouvoir américain passe à une personne dont la personnalité suscite des doutes. À l'heure actuelle, nous observons Trump comme un candidat et comme un président élu. Nous verrons encore comment il exercera les fonctions de chef de l'État et quelles seront ses premières mesures en fonction. Actuellement, tout ça reste incertain », a déclaré M. Brieger.

En ce qui concerne la défense, le président russe a déclaré lors de la conférence de presse que « les conditions préalables à une nouvelle course aux armements ont été créées après le retrait des États-Unis du traité ABM (accord entre l'URSS et les États-Unis sur la limitation des armes stratégiques). Nous n'accepterons jamais prêts de nous engager dans une course aux armements et de dépenser des ressources au-dessus de nos moyens. »

Pour l'analyste argentin, les actions du Kremlin dans ce domaine s'expliquent en grande partie par la position choisie par l'Otan.

« Depuis la disparition de l'Union soviétique, l'Otan élabore un schéma tout à fait semblable à la guerre froide, mais dans un autre contexte, considérant la Russie comme un ennemi à cause de la situation en Ukraine », a-t-il souligné.

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Tags:
scène internationale, course aux armements, guerre froide, OTAN, Vladimir Poutine, États-Unis, Russie
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