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Opération de libération de la ville de Mossoul (2016) (105)
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L’Irak est passé à la phase finale de la libération de son territoire, en proie aux terroristes de l’État islamique (EI) depuis début 2014. Des dizaines de milliers de militaires irakiens, renforcés par des milices chiites, combattent aujourd’hui à Mossoul, dernier bastion de Daech dans le pays.

Le secret des capacités de combat des terroristes de l'EI s'explique par la possession de volumes importants d'armement dernier cri ainsi que par le soutien dont ils bénéficient de la part d'États étrangers, a affirmé le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim al-Jaafari dans une interview accordée à Sputnik.

« Pour pouvoir tenir le plus longtemps possible, l'ennemi appuie sur les points faibles. De plus, ils possèdent des stocks démesurés d'armement et de munitions de pointe, ce qui prouve qu'ils jouissent d'un soutien de la part de gouvernements étrangers », a déploré le chef de la diplomatie irakienne, ajoutant que Bagdad tentait d'épuiser l'ennemi.

De plus, l'Irak s'avère prêt à rejoindre la coalition antiterroriste composée de la Russie, de l'Iran et de la Turquie pour le règlement du conflit syrien.

Selon lui, l'un des objectifs majeurs de l'armée irakienne consiste à éviter les pertes parmi les civils, que les terroristes utilisent comme un bouclier humain, notamment les personnes âgées, les enfants et les malades.

« C'est pourquoi nous prenons notre temps, nous affectons des ressources supplémentaires, nous risquons les vies de nos soldats pour sauver les vies des civils », a poursuivi Ibrahim al-Jaafari.

Une grande partie de la ville de Mossoul, soit 40 quartiers sur 56, ainsi que les faubourgs appartenant à la province de Ninive, ont été libérés.

Actuellement, Mossoul est également isolé du territoire syrien, encerclé par l'armée irakienne qui contrôle les trois routes menant à la ville.

« Notre armée a besoin de temps pour en chasser les terroristes de Daech avec un minimum de pertes », a expliqué l'interlocuteur de Sputnik. Le nombre de réfugiés s'élève déjà à près de 120 000 personnes.

Cependant, Ibrahim al-Jaafari a renoncé à nommer les États qui accordent leur soutien à l'EI, ajoutant que leurs noms étaient bien connus. L'Irak espère ainsi ne pas entraver les éventuels futurs partenariats avec ces pays, malgré leur choix inacceptable.

« L'État islamique ne peut pas vivre en paix. Vous verrez qu'ils se feront la guerre contre eux-mêmes. Daech contre Daech. Leur idéologie consiste à tuer ceux qui ne partagent pas leur avis », a lancé le ministre.

D'après lui, le point fort de Bagdad dans sa lutte antiterroriste est bien le caractère unifié de divers représentants de la coalition anti-Daech à la participation des Peshmergas, des milices chiites d'al-Hachd al-Chaabi, des combattants citoyens de Mossoul, des représentants d'autres groupes ethniques, comme on a pu l'observer lors de la bataille pour la libération de la ville irakienne de Falloujah. Après la victoire finale, Mossoul sera repeuplé par ces anciens habitants.

En conclusion, le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim al-Jaafari a souligné l'importance de sauvegarder l'intégrité du pays et l'ensemble ethnique de tous les peuples sur le territoire irakien une fois que la guerre sera terminée.

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Opération de libération de la ville de Mossoul (2016) (105)

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Tags:
bouclier humain, civils, peshmergas, terrorisme, armements, offensive de Mossoul, coalition anti-Daech, Sputnik, Etat islamique, Ibrahim al-Jaafari, Falloujah, Mossoul, Turquie, Moscou, Iran, Syrie, Irak, Russie
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