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    Le guide optimiste pour 2017 ou pourquoi la fin du monde n’aura pas lieu

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    L’année 2016 a été marquée par des événements cruciaux, souvent inattendus, qui vont influencer notre avenir. Contrairement à ce que nous rabâchent les médias avec leurs pronostics apocalyptiques, tout dépend de la façon de voir les choses. Sputnik vous présente cinq événements marquants qui expliquent pourquoi la fin du monde n’est pas pour 2017.

    Alors que les médias ne cessent de mettre du feu aux poudres en présageant le déclin de l'Europe et des crises interminables, un tel pessimisme ne serait-il pas une des conséquences de la panique provoquée par l’échec total des instituts de sondage en 2016? Après le Brexit et l’élection de Donald Trump, venait finalement la victoire de François Fillon à la primaire française. Et si le changement était finalement pour le mieux? Sputnik vous propose sa version optimiste de l’année prochaine à travers cinq événements marquants pour les années 2016-2017.

    1. Le Brexit profitera aux Français

    Ce Brexit qui fera de la France une « alternative incontournable » pour les start-ups

    Le vote des Britanniques sur le Brexit crée des inquiétudes au sein de l'écosystème londonien des start-up: ne serait-ce pas une chance pour Paris?

    « La France est un pays où il fait bon investir et créer son entreprise. Les startup londoniennes garderont très certainement une présence à Londres. Maintenant, si se pose la question du passeport financier européen et de l'accès au marché unique, avec la nécessité d'obtenir un nouvel agrément, alors, effectivement, un pays comme la France peut-être une alternative incontournable pour certaines start-up, notamment celles de la FinTech (les services financiers, NDLR) », promet Axelle Lemaire, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, chargée du Numérique et de l'Innovation 

    Paris, nouvelle capitale financière de l’UE?

    Londres, la capitale financière européenne, pourrait céder sa place à Paris et déménager à la Défense, suivant l'invitation d'Arnaud Montebourg qui déclarait en 2014:

    « En cas de Brexit, nous déroulerons le tapis rouge aux investisseurs britanniques qui vont fuir leurs pays », un leitmotiv qu'il répétait au micro de Patrick Cohen — sur France Inter — le 8 juin dernier. Une pique à l'encontre de David Cameron, qui voulait quant à lui dérouler le tapis rouge aux investisseurs français fuyant une fiscalité française jugée trop élevée.

    Le cabinet de notation américain Standard & Poor's pense même que Paris pourrait remplacer Londres au sein de l'UE comme première place financière européenne. Et ce n'est pas HSBC qui les contredira, le groupe bancaire britannique ayant annoncé qu'il ferait venir 20 % de ses effectifs à Paris après le Brexit.

    En attendant, Paris reste toujours la ville qui fait le plus fuir ses millionnaires à cause des impôts et des taxes démesurées.

    2. Donald Trump mettra fin aux ingérences US 

    « Nous mettrons fin aux tentatives d'imposer la démocratie en dehors des USA et de renverser les régimes, ainsi que de nous impliquer dans des situations dans lesquelles nous n'avons aucun droit de nous ingérer », a promis Donald Trump.

    Grâce un virage politique à 180 degrés, il est probable que les guerres interminables aux Proche-Orient toucheront à leur fin. 

    Comme il l'avait promis, Trump se concentrera sur les problèmes intérieurs de son pays et mènera un « dialogue d'homme à homme » avec le président russe Vladimir Poutine, le président chinois Xi Jinping ainsi que d'autres dirigeants pour faire cesser les conflits internationaux actuels.

    Selon Germano Dottori, expert de l'Université internationale des études sociales LUISS Guido Carli de Rome, Donald Trump, homme politique hostile à la guerre, servira les intérêts de son pays par d'autres moyens.

    Pour Jérôme Lambert, député du Parti socialiste à l'Assemblée nationale, le défi principal de la politique extérieure de Trump consistera à harmoniser le système douanier international et à éviter toutes sortes de guerres commerciales entre les États. 

    Et selon François Fillon, candidat de la droite et du centre à la présidentielle française, la démocratie américaine « doit être respectée », tandis que M. Trump « devra être jugé sur ses actes ». Inutile donc de craindre le pire avant même l’investiture du président élu.

    Alors ne craignez pas les cris d’orfraie de la presse, et attendons les premières décisions du nouveau locataire de la Maison Blanche. 

    3. François Fillon, victoire de la révolution conservatrice

    Après plus d’un an et demi d'état d'urgence et de menace terroriste, plusieurs années de crise économique et migratoire, de chômage, d’incertitude et de refroidissement entre l’Occident et la Russie,  François Fillon promet de vaincre le chômage, d’assumer les valeurs judéo-chrétiennes de la France et de vaincre Daech en s’alliant avec la Russie. Conservateur sur le plan social, il s’impose comme un homme politique révolutionnaire sur les plans économique et politique, ce que personne n’avait vu venir.

    Pour Gérard Larcher, le président du Sénat, la victoire de François Fillon « est le fruit d'un travail de fourmi sur le terrain. Il veut que ce soit une victoire de la France au mois de mai prochain ». Bruno Le Maire, de son côté, estime que «François Fillon était le meilleur pour rassembler notre famille. La France ne peut plus attendre pour vaincre le chômage. »

    De son côté, M. Fillon pointe « un système usé. Les gens veulent qu'on les laisse travailler. Le pays doit retrouver sa liberté », mettant en avant « ceux qui ne veulent pas être assistés.»

    Sur la politique migratoire, son message est univoque: « Ils ont des devoirs avant de réclamer des droits. »

    Quant à la famille, François Fillon annonce qu'il « recréera les droits de la filiation pour protéger les droits de l’enfant mis à mal par le mariage pour tous», une initiative applaudie par le public. 

    Il promet un gouvernement à quinze ministres avec des personnalités apolitiques. S'il devient président, il créera « un grand ministère de la sécurité intérieure. »

    Il refuse de nier les valeurs chrétiennes de la France, rappelant que « le catholicisme, le protestantisme et le judaïsme ne dénoncent pas les valeurs de la République » et ne cache pas son envie de mettre fin au refroidissement avec la Russie: « Etre allié avec les Etats-Unis, ce n'est pas être vassal. Si on ne parle pas avec Moscou, le massacre va continuer à Alep. »

    4. Marine Le Pen pourrait redonner à la France son indépendance 

    Le premier ministre français Manuel Valls a jugé « possible » que Marine Le Pen, la candidate du Front national, gagne l'élection présidentielle française en mai 2017, lors d'un déplacement à Berlin. « Le danger est réel », Marine Le Pen « peut gagner » l'élection présidentielle, a également affirmé aujourd'hui Jean-François Copé.

    Mais existe-t-il vraiment un « danger » pour la France en cas de victoire de la candidate frontiste?

    Si l’on en croit le programme de Marine Le Pen, elle redonnera à la France son indépendance « diplomatique, monétaire, économique, commerciale, industrielle, sociale, d'éducation et d'organisation institutionnelle ».

    Même si le Frexit que réclame Mme le Pen de ses vœux n’a pas lieu, elle propose également d’autres moyens de remplir ses promesses. Elle veut arrêter la délocalisation et faire revenir les entreprises en France pour renforcer l’économie et réduire le chômage. 

    En outre, pour rendre le pays plus confortable pour les Français et moins attrayant pour les migrants, Marine le Pen promet aux Français la priorité pour le logement, les aides sociales, et les emplois par rapport aux étrangers à compétences égales. Autre engagement, mettre fin aux aides sociales pour les immigrés clandestins et au regroupement familial. Elle veut aussi rétablir les contrôles douaniers aux frontières, limiter l’immigration à 10 000 entrées, ce qui fera en réalité que quasiment seuls les étudiants étrangers pourraient entrer dans le pays pour faire leurs études en France. Une réponse possible à la crise migratoire, source de nombreuses préoccupations dans l’Europe entière. 

    5. Une Europe sans Angela Merkel

    Le parti d'Angela Merkel, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), a enregistré le pire résultat de son histoire et continue de perdre des électeurs. Battue par les populistes anti-migrants AfD, un scénario bien connu en 2016, et les sociaux-démocrates du SPD Angela Merkel a aussi subi l'humiliation d'être relégué en troisième position à l’éléction régionale en septembre. Une défaite de la CDU devient au moins inimaginable avec l’attaque horrible qui a secoué l’Allemagne peu avant Noël, l’attentat de Berlin, et les attaques visant la chancelière accusée d’avoir « du sang sur les mains » par Geert Wilders, député aux Pays-Bas… Et si Mme Merkel cédait le pouvoir à quelqu’un d’autre? Ce ne sera pas pour autant la fin du monde!

    La chancelière allemande Angela Merkel
    © REUTERS / Delmi Alvarez

    Ainsi, outre sa politique migratoire qui aurait être la première cause de sa défaite, Mme Merkel est souvent accusée d’être influencée par Washington. Et côté migrations, rien ne décrit mieux l’Allemagne de Merkel que le triste sort de Maria Landenburger, une jeune fille de 19 ans, assassinée par un migrant et dont l’histoire a été étouffée au début du mois de décembre par la télévision. 

    L’Europe sans Mme Merkel sera sans doute une nouvelle Europe. Car il semble que Mme Merkel, avec ses 11 ans de pouvoir, constitue le symbole d’une Europe dans laquelle les Européens n’ont plus confiance.

    Les Etats savent qu’une relance de l’UE passe obligatoirement par une remise à plat des traités européens.

    Le professeur Ashoka Mody, enseignant à l'université de Princeton, ancien sous-directeur Europe du FMI, espère que cette Europe en mutation fera naître un «nationalisme responsable », dans lequel «les gouvernements de la zone euro devront servir leurs citoyens plutôt qu'un idéal européen abstrait et vivront selon la discipline de l'urne et du marché. » 

    L’Europe sans Merkel pourra mener des réformes pour mieux équiper la police et les services de renseignement afin de préserver la sécurité de ses citoyens. Elle sera capable de dire adieu à une bureaucratie excessivement lourde, à la surveillance de masse menée par les Etats-Unis, et plus généralement à sa soumission aux puissances financières. 

    Donc, pas de panique. L’Allemagne sans Merkel a peu de chances d’aller plus mal!

    La nouvelle Europe sera plus forte et plus indépendante, ne tolérant plus les lois et les traités au détriment du bien-être de ses citoyens. Fermez les yeux, préparez-vous à la nuit où tous les vœux se réalisent et faites un vœu pour une année 2017 meilleure, où les gens vivront enfin en sécurité.

     

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    Frexit, crise migratoire, piratage, chômage, attentat, sécurité, Ashoka Mody, Axelle Lemaire, Donald Trump, François Fillon, Xi Jinping, Marine Le Pen, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Royaume-Uni, Londres, Berlin, Europe, Syrie, Paris, France, Allemagne, États-Unis, Russie
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