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    Séoul, protestations contre le déploiement du THAAD

    En Corée du Sud, la légitimité du déploiement du THAAD remise en question

    © AP Photo / Lee Jin-man
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    La compensation pour le terrain prévue pour le système antimissile américain THAAD en Corée du Sud par des biens publics n’est possible qu’après son approbation par l’Assemblée nationale, rappelle son président Chung Sye-kyun.

    Le ministère sud-coréen de la Défense entend compenser l'octroi d'un territoire pour le déploiement du bouclier antimissiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defence) par des terres appartenant à l'État, ce qui ne peut se faire sans l'aval de l'Assemblée nationale (parlement unicaméral), sinon ce serait une violation de la procédure.

    « Le problème du THAAD est que le gouvernement ne peut le résoudre à titre unilatéral. Il doit soumettre le plan de déploiement au parlement et obtenir son aval », a déclaré lors des débats publics le président du parlement Chung Sye-kyun, insistant sur un nouvel examen de la question.

    À rappeler que le plan de déploiement du THAAD avait bel et bien fait l'objet d'une ratification par le parlement qui avait par ailleurs assuré qu'il ne s'opposerait pas au projet du gouvernement si et seulement si la procédure démocratique était respectée.

    Les médias ont annoncé en amont que les États-Unis allaient déployer leur système avancé antimissiles THAAD en Corée du Sud d'ici huit à dix mois, malgré les objections tenaces de la Chine et de la Russie. Séoul et Washington ont convenu de déployer ce système, conçu pour détruire la menace aussi bien dans sa phase de vol hors atmosphère que durant sa redescente dans l'atmosphère, après une série de tirs de missiles par la Corée du Nord, consécutifs à son quatrième essai nucléaire.

    Cette décision a suscité les foudres de Pyongyang et jeté un froid dans les relations entre Séoul et Pékin.

    « Notre peuple ne comprend pas pourquoi il faut tant de précipitation dans la question de ce déploiement et ce d'autant plus que cela risque d'aggraver sérieusement les relations avec la Chine », a relevé le parlementaire.

    Et d'insister sur le respect des prérogatives de la Cours constitutionnelle et de la volonté du peuple.

    Au départ, Séoul avait choisi un site dans une région rurale productrice de melons pour déployer le bouclier antimissiles, mais face aux protestations des riverains, les autorités ont annoncé plus tard un nouveau site pour l'accueillir, non loin du lieu initial.

    Un nombre croissant de politiciens prônent la nécessité de réviser la Constitution pour s'attaquer aux pouvoirs excessifs accordés au chef de l'État, sujet qui a refait surface suite à l'éclatement du scandale de trafic d'influence et de corruption sans précédent impliquant la présidente Park Geun-hye et sa confidente Choi Soon-sil.

    Alors que le système de missiles antibalistique serait financé par les États-Unis, le site, la base et les installations seraient fournis par la Corée du Sud, selon les précisions apportées par le ministre sud-coréen de la Défense Han Min-koo devant une commission parlementaire. THAAD serait opérationnel en Corée d'ici la fin 2017, c'est-à-dire avant l'élection présidentielle sud-coréenne de décembre 2017 qui pourrait voir la défaite des néoconservateurs aujourd'hui au pouvoir à Séoul.

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    système antimissile THAAD, déploiement, défense antimissile, Chung Sye-kyun, Pyongyang, Séoul, Corée du Sud, Pékin, Chine, États-Unis, Russie
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