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    Trêve en Syrie: «le réalisme des pays forts qui maîtrisent les choses»

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    Situation en Syrie (hiver 2016/17) (165)
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    Après que la trêve a été instaurée sur le sol syrien le 29 décembre, Sputnik a pu interroger sur le sujet le sénateur UDI Yves Pozzo Di Borgo. Selon lui, le cessez-le-feu est le résultat du réalisme de pays forts et il faut ainsi se féliciter de cet accord.

    Jeudi 29 décembre, un accord de cessez-le-feu entre l'armée gouvernementale syrienne et l'opposition a été conclu sous l'égide de la Russie et de la Turquie. Entrée en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi, la trêve semble globalement respectée sur l'ensemble du territoire. D'après le ministère russe de la Défense, les principales forces de la rébellion ont rejoint la trêve, soit sept groupes armés.

    Mais comment la Russie et la Turquie sont-elles parvenues à cette trêve ? Yves Pozzo Di Borgo, sénateur UDI, estime que le cessez-le-feu est le résultat de la coopération de pays qui maîtrisent les choses.

    « C'est le réalisme des pays forts. Des pays qui maîtrisent les choses. La Russie est un pays fort, la Turquie est un pays fort, même si on n'est pas, nous européens, en phase avec ces deux pays. Et ces deux pays forts, qui sont des puissances qui interviennent dans cette région, qui ont des intérêts dans cette région, et bien ont considéré, j'imagine, que la diplomatie, c'était justement un accord entre intérêts divergents. Je pense que c'est plutôt positif, ce qui se fait à l'heure actuelle », affirme le sénateur.

    Aujourd'hui, bien qu'il soit encore trop tôt pour évaluer l'accord, le sentiment général est celui de l'approbation et de la satisfaction à la suite de son entrée en vigueur.

    « Je crois d'abord qu'il faut se satisfaire et se féliciter de cet accord », poursuit M. Pozzo Di Borgo. « Je crois que l'Onu elle-même a reconnu le bien fondé, l'espoir que représentait cet accord ».

    « Il est trop tôt pour en porter des jugements. On a quand même deux grandes puissances de la région, qui sont la Russie et la Turquie, qui ont des intérêts contradictoires, mais qui savent dépasser ces intérêts contradictoires pour se mettre d'accord, donc tout cela est un bon signe », résume-t-il.

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    Tags:
    accord, cessez-le-feu, Yves Pozzo di Borgo, Turquie, Russie, Syrie
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