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Lundi, WikiLeaks tient une conférence de presse en réponse au rapport de la CIA sur la cyberactivité «malveillante» de la Russie pendant la présidentielle américaine.

La conférence de presse se tient depuis l'ambassade d'Équateur à Londres et est menée par Julian Assange. Suivez les actualisations de Sputnik pour en savoir plus.

​Le rapport du renseignement américain sur les cyberattaques, qui a été publié vendredi dernier, ressemble plutôt à un communiqué de presse et est « politisé », a déclaré le fondateur du site WikiLeaks.

« Le rapport qui a été rendu public vendredi et dont l'auteur est la CIA, n'est pas un rapport du renseignement. Il n'a pas la structure d'un rapport du renseignement, ni la structure d'un point de presse présidentiel journalier. Cela compromet la réputation des services secrets américains… C'est un communiqué de presse. Et selon toute apparence, il a été rédigé pour créer un effet politique », a affirmé M. Assange.

Selon lui, le rapport ne contient pas de preuves du fait que le renseignement russe aurait piraté les servers du Parti démocrate des États-Unis. De même, M. Assange a évoqué l'illogisme de certaines conclusions du rapport, ce alors que « seulement cinq pages sont consacrées à l'analyse ».

En particulier, le document déforme exprès la chronologie des faits:

« Le renseignement US affirme que les hackers russes ont entamé leur activité ciblant les démocrates américains en 2015, alors qu'à l'époque personne ne considérait Trump comme un candidat sérieux ».

À la question « Dans quelle mesure le rapport est-il falsifié », M. Assange a fustigé: « Falsifié, c'est un faible mot. Là, il n'y a même pas de tentatives de prouver quelque chose ».

Le rapport préparé par la CIA, le FBI et l'Agence nationale de la sécurité (NSA) et dont la version abrégée a été publiée le 6 janvier, affirme que le président russe Vladimir Poutine en personne a donné l'ordre de lancer une campagne visant à influer sur le processus politique aux États-Unis et à discréditer la candidate démocrate Hillary Clinton. Le renseignement accuse notamment la Russie d'avoir piraté les sites du Parti démocrate, et ce tout en refusant de fournir les preuves en raison du « caractère secret » du document.

En cela, les conclusions du renseignement américain sur les « opérations secrètes russes pour miner l'élection » se révèlent basées sur des sources telles que des reportages de la télévision russe ou les réseaux sociaux. Pratiquement la moitié du rapport est consacrée à la chaine de télévision russe RT et à l'agence de presse Sputnik. Certaines informations appelées à appuyer leurs dires datent d'il y a cinq ans.

Le futur président des États-Unis a, plusieurs fois, contesté les conclusions des agences fédérales du renseignement affirmant que la Russie s'était livrée à un piratage du Parti démocrate afin de favoriser la candidature de Donald Trump lors de la campagne présidentielle. Moscou rejette également ces accusations.

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Tags:
rapport, cybersécurité, hackers, conférence de presse, renseignement, Julian Assange, Royaume-Uni, Londres, États-Unis, Russie
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