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    Drapeaux de l'Otan et de la Russie

    Le «grand jeu» qui nous attend en 2017

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    "La Russie se prépare à une guerre", répètent les militaires à qui veut bien les entendre. Or, une telle affirmation revient à dire que l’Otan se prépare pour de vrai à une guerre contre la Russie, estime le journaliste indépendant Giulietto Chiesa dans une rubrique pour Sputnik Italie.

    De temps à autre, on voit surgir des informations sur l'endroit où elle pourrait éclater. Ce serait probablement quelque part à la frontière entre la Lituanie et la Russie. Tout une armée est en train d'être déployée à la frontière entre les pays baltes et la Russie: selon les estimations des médias allemands et américains, il s'agit d'au moins 5 000 militaires plus de 2 500 chars et autres équipements militaires. Tout ceci coûte des milliards et est destiné à « atteindre le potentiel d'alerte d'ici six mois », de l'aveu de Volker Wieker, chef d'Etat-major de la Bundeswehr allemande.

    Pour quoi faire, et à qui cela profite?— s'interroge l'expert. La CIA, le Pentagone, l'Otan ne peuvent pas accepter les échecs qu'ils subissent sur tous les fronts — militaires mais aussi politiques et diplomatiques — à savoir en Ukraine, en Syrie, en Turquie.

    Ces échecs sont perçus comme une catastrophe par la coalition occidentale pour plusieurs raisons. Toute d'abord, on a compris que le retour de la paix était possible sans l'Occident. La Turquie, elle-même pays membre de l'Otan, est à la recherche de nouveaux alliés. Le monde arabe comprend que la domination américaine s'érode à vue d'œil. Les sunnites et les chiites s'unissent pour former un front commun.

    G. Chiesa indique que l'on voit s'esquisser clairement une « ligne terroriste » qui émanerait tout droit des Etats-majors occidentaux et relierait l'assassinat de l'ambassadeur russe à Ankara (commis pour punir la Russie) et l'attentat dans une boîte de nuit à Istanbul (pour punir Erdogan).

    L'Europe connaît une montée d'angoisse à la veille des élections en France et en Allemagne, et peut-être aussi en Italie. L'Europe sous perfusion des banques américaines s'enfonce peu à peu dans une hystérie antirusse et islamophobe. Pour l'instant, les hackers russes servent d'épouvantail, mais par la suite, ce sera au tour d'actes terroristes encore plus violents d'être employés pour intimider les populations civiles.

    Or, les Européens tout comme les Américains n'en peuvent plus de la peur et de la violence subie ces trois dernières années. Les gens font de moins en moins confiance aux informations mainstream, la défiance envers les pouvoirs publics explose. Le risque que le « populisme » monte en puissance est évident, d'après l'expert.

    Le jeu devient de plus en plus transparent, et on voit désormais que ce sont les mêmes joueurs qui opèrent, même s'ils ne sont pas forcément sous le même pavillon.

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    guerre, OTAN, Pentagone, Volker Wieker, Occident, Turquie, Europe, Russie
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