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Dans son discours d’adieu, le président américain sortant fait traditionnellement preuve d’arrogance et se contredit en évoquant la Chine et… bien sûr, la Russie. Tellement prévisible qu’on ne peut s’empêcher de s’en moquer.

Le président sortant des États-Unis a qualifié la Russie et la Chine de rivaux de Washington dans son discours d’adieu à Chicago, sans toutefois s’abstenir de remarquer que l’influence russe et chinoise est loin de pouvoir être comparée à celle de son pays.

« Nos rivaux, tels la Russie et la Chine, ne pourront pas vraiment rivaliser avec nous, si nous ne renonçons pas à ce que nous préconisons et si nous ne nous transformons pas en un nouveau pays qui cherche noise à ses voisins plus petits », a-t-il indiqué.

Mais Barack Obama a la mémoire courte. Il juge probablement que, tout comme lui, le monde entier n’apprend pas des leçons de l’histoire. Il ne se souvient pas ou ne veut pas se souvenir des guerres américaines déclenchées en Irak, en Libye, en Yougoslavie, des tentatives d’imposer les « valeurs démocratiques » américaines à bon nombre d’autres pays du monde, y compris l’Ukraine qu’il sous-entend en évoquant ces « petits pays » agressés.

Pense-t-il vraiment que le monde a oublié ces campagnes d’agression injustifiées initiées par ses prédécesseurs et promues avec succès par ses deux administrations? Pour qui prend-il donc le monde?

Et lorsque, dans ce contexte, Barack Obama met en garde les Américains dans son discours d’adieu contre l’« affaiblissement des valeurs démocratiques » légendaires aux États-Unis, on ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer…

Selon Obama, l’ordre mondial, fondé sur la primauté du droit et le respect des droits, est menacé par les fanatiques islamistes et les dictateurs au pouvoir dans plusieurs pays, plus dangereux, d’après le président, « qu’une voiture piégée ». Il a oublié d’ailleurs d’évoquer l’agression des leaders des superpuissances qui promeuvent la politique de dominance globale en déclenchant des conflits internationaux et en tentant de donner des leçons au monde entier.

En qualifiant la Russie de rival des États-Unis, le chef d’État américain se contredit. En décembre dernier, il a traité ce pays de « petit pays qui vend du pétrole, du gaz et des armes ». Logique d’un état d’esprit pour le moins étriqué.

Barack Obama quittera ses fonctions le 20 janvier prochain et cédera sa place au président élu des États-Unis Donald Trump.

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Tags:
rival, influence, agresseur, Chicago, Libye, Yougoslavie, Chine, États-Unis, Russie
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