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De nombreux policiers allemands sont frustrés: on pourrait croire que les hommes politiques ne prennent pas leur activité au sérieux, comme si le supplice de Sisyphe leur était administré.

Hans-Jürgen Kirstein, président du syndicat policier du Bade-Wurtemberg, a accordé une interview au quotidien Die Welt, dans laquelle il a révélé au grand jour le fond de la pensée des policiers allemands. Ces derniers ne parviennent pas à comprendre pourquoi de nombreux migrants qui commettent des infractions ne sont frappés d'aucune peine ou, à la rigueur, sont condamnés à des peines mineures.

Les policiers sont dans l'embarras : ils interpellent un malfaiteur, mais celui-ci est presque aussitôt relâché et récidive.

L'histoire de Sisyphe vient immédiatement à l'esprit. Sisyphe, ayant osé défier les Dieux, a été condamné à rouler un immense rocher en haut d'une montagne, rocher qui chaque fois en redescendait, obligeant le pauvre Sisyphe à se remettre inlassablement à la tâche.

Ainsi, de nombreux policiers en Allemagne éprouvent le sentiment d'être condamnés à une peine éternelle. Ils arrêtent un criminel et le remettent à la justice, mais un peu plus tard ce même criminel est relâché et commet un nouveau crime.

« Des collègues signalent que des situations de ce genre se reproduisent. On pourrait croire que rien ne change. D'où la frustration des collègues, et on le comprend bien », déclare M. Kirstein.

Il signale que les policiers ne savent pas comment réagir dans les situations où ils fournissent des preuves mais les organes de justice en font fi. Souvent, les collègues ne le comprennent pas.

Selon lui, il ne s'agit pas d'un groupe particulier, mais de délinquants de manière générale : hooligans, ressortissants d'Afrique du Nord ou fans de football. La raison pour laquelle ils échappent à la punition est la même que pour la police : le parquet et les organes de justice éprouvent une pénurie de personnel et sont incapables d'examiner d'une manière adéquate tous les cas. S'il y avait eu plus de personnels, des délits mineurs auraient été enquêtés plus soigneusement.

En outre, les lois sont très rarement appliquées à 100 %.

« Une peine ne doit pas toujours être minimale, car il y a aussi des peines maximales. Mais il s'est créé l'impression que nos tribunaux privilégient les peines minimales », déplore Hans-Jürgen Kirstein.

Pour conclure, il note que tout n'était pas aussi mauvais partout en Allemagne : les verdicts prononcés en Bavière ont produit un effet dissuasif sur les malfaiteurs.

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Tags:
justice, malfaiteurs, police, Hans-Jürgen Kirstein, Bavière, Bade-Wurtemberg, Allemagne
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