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    Les alliés des USA empêchent Obama de frapper une dernière fois la Russie

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    Armes chimiques syriennes (496)
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    En dépit des appels insistants de Washington, Londres et Paris ont décidé de reporter l’examen de la question sur des sanctions à adopter contre Damas au Conseil de sécurité des Nations unies jusqu’à l’entrée en fonction du futur président des États-Unis Donald Trump.

    En décembre, quelques semaines à peine avant la cérémonie d'investiture du président américain élu Donald Trump, les principaux conseillers pour la sécurité de Barack Obama se préparaient à une bataille finale avec la Russie sur la scène internationale, peut-on lire dans le magazine en ligne américain Foreign Policy.

    Selon le média, l'ambassadrice américaine auprès de l'Onu Samantha Power s'appliquait à persuader les alliés européens clés des États-Unis — Londres et Paris — de contribuer à l'adoption d'une résolution reportée depuis longtemps sur des sanctions frappant le gouvernement syrien pour « l'usage d'armes chimiques » dans le conflit.

    Comme l'écrit l'auteur de l'article, l'administration du président sortant insistait pour que le Conseil de sécurité de l'Onu procède le plus vite possible au vote afin de « poursuivre en justice » le président syrien Bachar el-Assad et ses partisans.

    Une telle démarche aurait pu constituer un défi pour la Russie, qui a qualifié par avance d'inacceptable le texte du projet de résolution et n'aurait sans doute pas manqué de le frapper de veto. Or, les États-Unis se sont heurtés à une riposte de la part de pays dont ils espéraient le soutien.

    Le Royaume-Uni et la France, qui étaient toujours intervenus en faveur des sanctions, ont fait preuve cette fois d'une hésitation inattendue et ont traîné à mettre au vote la résolution.

    « Au début, ils ont tourné bride avant Noël, ensuite avant le Nouvel An et enfin début janvier », rappelle le magazine.

    Tout porte à croire que Londres et Paris n'entendent pas adopter de résolution en faveur d'une poursuite en justice du gouvernement syrien avant l'entrée en fonction de Donald Trump et ce, d'autant plus qu'il est fort peu probable que le président américain élu, qui a déclaré son désir de coopérer avec Moscou sur la Syrie, cherche à entrer en confrontation avec la Russie sur les armes chimiques syriennes à l'Onu.

    « Cela signifie que les efforts internationaux visant à ‘punir Assad' risquent bien d'échouer », conclut l'auteur.

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    Tags:
    résolution, vote, armes chimiques, sanctions, Foreign Policy, Conseil de sécurité de l'Onu, ONU, Donald Trump, Samantha Power, Bachar el-Assad, Barack Obama, Washington, Damas, Royaume-Uni, Londres, Moscou, Syrie, Paris, France, États-Unis, Russie
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