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Le président serbe a promis d'envoyer ses forces armées au Kosovo en cas de danger pour la population serbe y résidant sur fond de nouveau regain de tensions entre Belgrade et Pristina.

Le ton est monté d'un cran dimanche entre la Serbie et le Kosovo au lendemain du blocage à la frontière d'un train parti de Belgrad, qui était peint aux couleurs du drapeau serbe et sur lequel était inscrit « le Kosovo est serbe ». Le train était attendu côté kosovar par plusieurs dizaines de membres d'une unité spéciale de la police.

« Si l'on commence à tuer les Serbes, je le ferai. Nous y irons tous ensemble, non seulement l'armée, et moi j'irai le premier », a promis le président serbe Tomislav Nikolic aux journalistes au terme d'une réunion du Conseil de sécurité nationale.

Selon lui, son pays ne veut pas de conflit et n'envisage d'agresser personne, mais la Constitution oblige l'État serbe à protéger ses citoyens.

La Serbie a perdu le contrôle sur sa province sud du Kosovo-Métochie en 1999, pendant l'intervention de l'Otan. Le Kosovo a déclaré unilatéralement son indépendance en 2008 mais reste serbe en droit international (résolution 1244 de l'Onu) même si un certain nombre de pays — États-Unis et leurs alliés — ont décidé d'accorder leur reconnaissance à la république autoproclamée.

La Serbie contrôle toujours la partie nord du Kosovo, où vivent environ 50 000 Serbes qui ne considèrent pas Pristina comme étant leur capitale.

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Tags:
conflit, tensions, sécurité, Tomislav Nikolic, Kosovo, Serbie
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