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    Les organisations internationales prêtes à régler le conflit israélo-palestinien, en vain?

    Les organisations internationales prêtes à régler le conflit israélo-palestinien, en vain?

    © Photo: AP/Lefteris Pitarakis
    International
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    Dialogue de paix palestino-israélien (108)
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    Le 15 janvier, lors de la Conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, Jean-Marc Ayrault a proposé des approches pour le règlement efficace du conflit israélo-palestinien à l’aide des principales organisations mondiales, dont l’Onu, son Conseil de sécurité, le G20 et la Ligue des États arabes.

    Presque 70 pays et organisations se sont réunis à Paris pour parler d'une seule voix sur le règlement diplomatique et non pas du recours à la force dans le conflit entre Israël et la Palestine, « qui a sa propre voix », a indiqué aux journalistes, dont Sputnik faisait partie, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault lors de la Conférence internationale pour la paix au Proche-Orient à Paris, qui s'est pourtant déroulée sans la participation des deux parties concernées.

    « Tous les ingrédients de l'escalade sont encore là. Si nous ne faisons rien, nous prenons la responsabilité de laisser la situation dérivée vers une confrontation écrite d'avance. Car ce conflit (…) n'a rien perdu de son importance symbolique. Et il dépasse toutes les frontières. (…) Le risque de l'alimenter, ce serait faire un cadeau aux extrémistes de tous les pays », a affirmé M. Ayrault devant les journalistes

    Selon lui, la France, comme les organisations internationales, se présente à titre de médiateur dans le conflit israélo-palestinien qui dure depuis longtemps, vu ses liens très anciens avec la région.

    « Nous sommes attachés à la sécurité dans cette région. J'ai évoqué l'attentat de dimanche dernier (l'attentat à Jérusalem survenu le 8 janvier 2017, ndlr), qui a fait des victimes (…). C'est le gouvernement israélien qui a fait allusion à l'engagement de Daech dans cette opération criminelle. Il ne faut pas laisser l'espace aux criminels. Il ne faut pas laisser l'espace aux terroristes et notamment de Daech qui ne doivent pas trouver un espace dans leur propagande meurtrière », a martelé le ministre français.

    Par contre, d'après Jean-Marc Ayrault, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a changé d'avis et a renoncé à se rendre à la conférence à

    Paris pour notamment une éventuelle rencontre avec le leader palestinien Mahmoud Abbas, contrairement à ce qu'il avait initialement promis au chef de la diplomatie française.

    Pour M. Ayrault, la conférence revêtait un caractère capital, car une solution et des approches majeures pour la pacification ont été adoptées pour ce conflit un peu oublié sur l'échiquier mondial dans l'ombre des guerres en Syrie, en Irak ou en Libye.

    « Nous avons donc la base pour avancer avec les parties. Et avec la nouvelle administration américaine que nous souhaitons convaincre par cette conférence que la volonté de paix est partagée par l'ensemble du monde », a souligné le chef de la diplomatie française.

    Selon lui, la seule solution pour résoudre le conflit est la rencontre des deux parties à la table des négociations et la voix de la diplomatie et aucunement le scénario du recours à la force.

    Le diplomate française a également proposé de régler le conflit entre la Palestine et Israël par un retour aux frontières de 1967.

    Ensuite, « le sentiment d'urgence » par rapport aux termes du règlement du conflit doit être basé sur la mobilisation des efforts de toutes les parties concernées.

    De plus, le ministre français a rappelé le potentiel d'investissement de la région en question, et que le développement économique pourrait bien faire apaiser les tensions.

    Pour sa part, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, absent à Paris le 15 janvier, a déjà fustigé la Conférence internationale pour la paix au Proche-Orient et les solutions unanimes de ses participants.

    « La rencontre a été organisée par les Français et les Palestiniens pour essayer d'imposer à Jérusalem des conditions inacceptables vis-à-vis des intérêts nationaux d'Israël », a déclaré le 15 janvier le chef du gouvernement israélien, qualifiant la réunion d'« imposture ».

    La Conférence internationale pour la paix au Proche-Orient a eu lieu le 15 janvier 2017 à Paris pour élaborer des solutions et des approches de base pour le règlement du conflit israélo-palestinien avec la participation de représentants de 70 pays. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président de l'État de Palestine Mahmoud Abbas ont été également invités pour y assister. Moscou y était représenté par l'ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov.

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    Tags:
    règlement, conflit, diplomatie, négociations, terrorisme, Ligue arabe, Conseil de sécurité de l'Onu, G20, ONU, Jean-Marc Ayrault, Benjamin Netanyahu, Alexandre Orlov, Mahmoud Abbas, Jérusalem, Palestine, Moscou, Israël, Paris, France, Russie
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