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    Londres recueille des saletés sur Trump mais accuse Moscou

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    Le Royaume-Uni a pris l’habitude de critiquer Donald Trump pour ses liens jugés trop proches avec la Russie, et utilise ce thème à dessein comme levier de pression. La BBC britannique est même allée jusqu’à un film compromettant visant à nuire au président élu américain.

    C'est la faute des Russes! « Russians did it » — un mème populaire sur les réseaux sociaux — a trouvé son incarnation à la télévision britannique. La BBC a diffusé un film de 30 minutes réalisé par le journaliste John Sweeney « Trump: candidat du Kremlin? ». Si le titre de ce film comporte un point d'interrogation, l'affirmation est toutefois évidente. Dans son enquête le journaliste mentionne le renseignement russe, le FSB, ainsi que le président Vladimir Poutine. Mais il est intéressant de prendre connaissance de ses arguments.

    Le reportage de la BBC est un des volets de l'attaque informationnelle visant Donald Trump lancée la semaine dernière, avec la publication d'un document qui aurait été réalisé par un ancien collaborateur de MI6 (renseignement britannique). Selon ce dossier, le président élu a fait des choses inappropriées lors de sa visite à Moscou et les services russes de renseignement possèderaient un dossier compromettant contre lui. L'opposant russe Mikhaïl Kassianov confirme cette version.

    « J'en absolument sûr. Le Kremlin avait installé du matériel spécial dans la chambre d'hôtel du cœur de Moscou où M. Trump séjournait », a-t-il déclaré.

    Le péché capital de Donald Trump? Ses tentatives d'améliorer les relations avec la Russie. D'ailleurs, la BBC énumère un certain nombre de clichés antirusses pour expliquer les raisons de ne pas le faire: le manque de démocratie, les assassinats politiques et la guerre en Ukraine. Mais, selon la chaîne, le plus important est que le Kremlin a touché au Saint des Saints — l'élection présidentielle américaine.

    Le film commence même par l'affirmation selon laquelle Vladimir Poutine en personne a mené le président élu à la victoire. Oubliant les normes du journalisme et toute déontologie, les journalistes de la BBC, après avoir reçu l'opinion d'un seul et unique expert, ont déclaré que les hackers russes avaient décidé du destin du pays.

    Ici s'arrêtent les arguments. Insuffisant, direz-vous? En même temps, rien de nouveau.

    Alors, qui fait du chantage au président élu américain? A en juger par le nombre de « sensations » publiées par le Royaume-Uni, c'est Londres qui cherche à nuire à Donald Trump, et pas Moscou.

    Le député du Parlement britannique Daniel Kavchinski estime que la pression sur le président élu américain est exercée par les personnes qui ne peuvent envisager d'autre mode de relation avec la Russie que la confrontation.

    « Tout ce qui se passe aujourd'hui constitue une grande menace pour eux, parce que Donald Trump comprend que la confrontation avec Moscou est absurde. Il a l'intention d'améliorer les relations avec le gouvernement russe. Et on ne peut exclure de nouvelles tentatives de perturber ce processus, comme de nouvelles histoires d'espionnage, de hackers et etc. Mais je suis sûr que Donald Trump et Vladimir Poutine restent au-dessus de tout cela, les enjeux sont trop élevés », a déclaré le député britannique.

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    cinéma, La Faute Aux Russes, La Main du Kremlin, documents, journalisme, télévision, élection présidentielle, réseaux sociaux, hackers, cyberattaque, gouvernement russe, parlement britannique, Kremlin, MI6, BBC, Daniel Kavchinski, John Sweeney, Donald Trump, Mikhaïl Kassianov, Vladimir Poutine, Royaume-Uni, Londres, Moscou, États-Unis, Russie
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