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Dans son discours sur le Brexit, la première ministre britannique Theresa May a déclaré que le succès de l'UE était dans l'intérêt du Royaume-Uni, a évoqué ses plans quant au marché européen et a mis en garde l'UE contre toute volonté de punir son pays.

Mardi à Londres, la première ministre britannique Theresa May a tenu un discours consacré à la sortie de son pays de l'UE. Selon la première ministre britannique, en votant en faveur de la sortie de l'Union européenne au référendum en juin 2016, la nation britannique ne voulait pas se couper du reste du monde. 

« Le 23 juin nous n'avons pas décidé de nous couper du monde, bien au contraire », a-t-elle déclaré. « Nous avons décidé de quitter l'Union européenne non pas parce que nous rejetons ses valeurs ou pour lui causer du tort, mais pour restaurer notre droit à l'auto-détermination. »

Theresa May
© REUTERS / Kirsty Wigglesworth/Pool
Le résultat des négociations du Brexit serait soumis au Parlement, a-t-elle souligné. De même, l'Écosse, l'Irlande du Nord et le pays de Galles auront l'occasion de participer à la discussion des conditions du Brexit dans le cadre d'une commission spéciale ministérielle.

Londres ne cherche pas à avoir un statut de membre associé de l'UE, a poursuivi Mmr May, exprimant un souhait que le Royaume-Uni soit un pays global, et un grand pays commercial, qu'il garde de bonnes relations avec tant l'UE que le reste du monde, qu'il devienne « le meilleur ami et voisin de nos partenaires européens », tout en voyant plus loin que les frontières de l'Europe.

« Je veux que le Royaume-Uni sorte de cette période de changement plus fort, plus juste, plus uni et plus ouvert que jamais. »

Dans l'espace post-Brexit, la Grande-Bretagne aura bien de tâches à accomplir et va surtout sortir de la juridiction européenne: « Nous allons reprendre le contrôle de nos lois et sortir de la juridiction européenne. »

En outre, la Grande-Bretagne fera en sorte de maintenir son contrôle sur l'immigration.

Entre-temps, Theresa May souhaite un accord complet de libre échange sur une base réciproque avec les autres pays européens, pour « permettre le libre-échange des biens et services entre le Royaume-Uni et l'UE », mais entend pourtant quitter le marché unique européen.

« Nous ne cherchons pas à être membres du marché unique européen. »

La chef du gouvernement britannique s'est d'ailleurs adressée à ses partenaires européens et a mis en garde ceux qui seraient tentés d'imposer « un accord punitif » au Royaume-Uni. Cela serait, selon elle, « regrettable, calamiteux et inacceptable. »

« Les générations futures nous jugerons sur la décision que nous avons prise mais aussi sur ce que nous en avons fait », a résumé la première ministre.

Le grand discours de Theresa May, tenu à Lancaster House à Londres, présente un plan de sortie de l'UE en 12 points. Theresa May fait part de 12 priorités que Londres suivra lors de futures négociations, y compris des principes clés: clarté, transparence, construction d'un Royaume-Uni plus fort, plus équitable et globalement orienté. Parmi les nouvelles priorités du pays figurent la reprise du contrôle aux frontières, la sortie du pays hors de la juridiction de la Cour européenne de justice et la signature de traités de libre-échange.

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Tags:
sortie de l'UE, stratégie, discours, Union européenne (UE), Theresa May, Royaume-Uni, Londres
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