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L’avocat d'Edward Snowden a révélé que l’ambassade américaine en Russie lui avait proposé d'«emballer avec un nœud» le lanceur d’alerte et de l’envoyer aux États-Unis. Ce faisant, les représentants américains semblent ignorer que la loi ne permet pas à la Russie de satisfaire leur demande.

L'avocat Anatoly Koutchérena, qui représente les intérêts de l'ancien agent du renseignement américain Edward Snowden en Russie, a déclaré que l'ambassade américaine lui avait proposé, après l'arrivée de M. Snowden en Russie, d'« emballer » son client « avec un nœud » et de l'envoyer comme bagage aux États-Unis.

« Au début, quand Edward Snowden est arrivé en Russie, et dès que je suis devenu son avocat, les représentants de l'ambassade des États-Unis ne quittaient quasiment jamais mon bureau. Ils ont aussi proposé de l'emballer comme un bagage avec un nœud et de l'envoyer aux États-Unis », a raconté M. Koutchérena dans une interview à l'agence de nouvelle russe RIA Novosti.

« Mes appels, mes arguments, mes demandes afin qu'ils me montrent une norme du droit qui permettrait à la Russie de transférer Snowden aux États-Unis sont restés sans réponse. Ils tapaient du pied littéralement : malgré tout, vous devez maintenant nous le donner immédiatement », a-t-il ajouté.

L'avocat a été très étonné par l'obstination et par le comportement hystérique des diplomates américains qui ignoraient complètement l'aspect légal de la question.
Selon lui, « si la partie américaine ne renonce pas à ses spéculations sur ce sujet, cela signifie qu'il faut encore une fois clarifier la position de la Russie. »

« La Russie n'a pas l'habitude de flirter, ni de jongler avec les principes du système démocratique. La Russie ne met pas aux enchères les droits et les libertés de l'homme », a exhorté l'avocat du lanceur d'alerte.

« J'ai dit à maintes reprises que Snowden se trouve dans un pays libre, et donc qu'il est libre de faire ce qu'il veut et qu'il a le droit d'aller ou de ne pas aller dans n'importe quel pays. C'est à lui de prendre personnellement de telles décisions », a souligné M. Koutchérena.

Plus tôt, l'ancien chef adjoint de la CIA, Michael Morell, a déclaré que le président russe avait « une grande opportunité » d'offrir au président élu Donald Trump « le cadeau d'inauguration parfait », faisant référence à l'ancien agent du renseignement US, Edward Snowden.

Dans une chronique publiée sur le site The Cipher Brief, M. Morell affirme que l'extradition de Snowden serait extrêmement avantageuse pour la Russie. Ainsi, selon lui, Vladimir Poutine établirait de bonnes relations personnelles avec Donald Trump et blesserait la fierté du président sortant Barack Obama. L'ancien chef adjoint de la CIA estime que cette mesure présenterait aussi la Russie comme un partenaire équitable pour les États-Unis.

En juin 2013, Edward Snowden a remis aux journaux Washington Post et Guardian des dossiers secrets concernant le programme d'espionnage en ligne réalisé par les services secrets américains et britanniques. Parti pour Hong Kong puis pour Moscou, le lanceur d'alerte a obtenu l'asile temporaire en Russie à condition d'arrêter ses activités antiaméricaines. Le 1er août 2014, il a obtenu un permis de séjour de trois ans qui lui permet de séjourner en Russie et de voyager à l'étranger.

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Tags:
lanceur d'alerte, avocat, Ambassade des États-Unis en Russie, Edward Snowden, Russie, États-Unis
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