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Durant ses derniers mois au pouvoir, l'administration Obama a regretté la dégradation des rapports avec le Brésil provoquée par le scandale lié aux activités d'espionnage US ayant visé la présidente Dilma Roussef en 2013.

Le conseiller du président américain à la sécurité nationale Ben Rhodes a reconnu que les activités d'espionnage menées contre Dilma Roussef en 2013 avaient détérioré les relations entre les deux pays, et que les États-Unis n'avaient pas déployé assez d'efforts pour désamorcer la crise diplomatique qui a suivi.

Pour le chercheur Carlos Eduardo Martins de l'Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ), l'administration de Barack Obama a porté atteinte aux gouvernements « les plus progressifs » d'Amérique latine.

« Obama a qualifié le Venezuela de menace pour les États-Unis, et le Brésil a été soumis à un espionnage sans précédent pour les pays de la région. Selon ce que dit Edward Snowden, sous la présidence d'Obama, plus de deux millions de messages ont été interceptés au Brésil, soit plus qu'en Russie, en Allemagne et en France », indique M. Martins contacté par Sputnik.

Selon lui, les déclarations de Ben Rhodes témoignaient de la volonté de l'administration US sortante de « marquer sa différence » avec celle de Donald Trump, qui serait de toute évidence « encore plus agressive ».

« Je crois que ce geste est adressé aux Latino-Américains résidant aux États-Unis. Les démocrates cherchent à leur inculquer l'idée qu'ils sont mieux disposés à l'égard de l'Amérique latine que les Républicains », estime l'interlocuteur de l'agence.

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Tags:
scandale, espionnage, relations, Dilma Rousseff, Donald Trump, Barack Obama, Carlos Eduardo Martins, Ben Rhodes, États-Unis, Brésil
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