International
URL courte
4136
S'abonner

La Confédération helvétique veut de bons liens, même plus étroits, avec le Royaume-Uni mais n'a pas l'intention de forger «une alliance avec la Grande-Bretagne contre l'UE».

Mardi, la chef du gouvernement britannique Theresa May a réaffirmé la détermination de Londres à se retirer de l'Union européenne. Bien que la Suisse observe cette problématique de très près, pour son ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter, les deux dossiers sont différents et il n'est pas question pour Bern de privilégier l'un des deux camps.

La Confédération helvétique, qui entretient des relations parfois compliquées avec Bruxelles, a été souvent citée par les partisans du Brexit comme un exemple d'un État qui prospère sans être membre de l'Union européenne. Or, le chef de la diplomatie suisse a tenu à souligner que son pays voulait cultiver des relations plus étroites avec les Britanniques sans que cela soit interprété comme « une alliance contre l'UE ».

« Nous regardons ça avec deux intérêts majeurs : notre relation directe avec le Royaume-Uni dès qu'il sortira de l'UE et le fait que nous voulons continuer et développer notre relation avec l'UE », a indiqué M. Burkhalter sur les ondes de la radio publique suisse romande.

Il a également réaffirmé son intention de signer un accord institutionnel pour élargir l'accès de la Suisse au marché européen.

Le 17 janvier, la première ministre britannique a dévoilé les grandes lignes de sa stratégie sur le Brexit, tout en indiquant que le vote des Britanniques pour quitter l'Union ne constituait pas un rejet des valeurs européennes. Cependant, Londres envisage de sortir du marché unique, de reprendre le contrôle sur l'immigration ainsi que de quitter la Cour de justice de l'Union européenne.

Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

Lire aussi:

Merkel contre May, réalité de l’UE à l’époque du Brexit
Brexit: l’UE ne laissera pas la Grande-Bretagne s’en tirer comme ça
«Le Brexit met en cause la paix sur l’île d’Irlande»
L'hommage de Macron à Maradona indigne le Venezuela qui le tacle sur les Gilets jaunes
Tags:
alliance, relations, marchés, Union européenne (UE), Didier Burkhalter, Theresa May, Suisse, Royaume-Uni
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook