Ecoutez Radio Sputnik
    Amiral Kouznetsov

    L'Amiral Kouznetsov «rampe» le long des côtes anglaises sous les sifflets UK

    Ministère de la Défense du Royaume-Uni
    International
    URL courte
    Par
    5321143
    S'abonner

    Face à cette Main du Kremlin flottante ou même «rampante», le Royaume-Uni perd son flegme légendaire. N'est-ce pas parce que son escorte a déjà volé d'énormes sommes d'argent des poches des contribuables, sans pour autant porter aucun fruit?

    Un grand spectacle se déroule au large de La Manche alors que le porte-avions russe Amiral Kouznetsov rejoint son port d'attache, une fois sa mission accomplie en Méditerranée. Alors que même au début de sa mission, l'Amiral Kouznetsov n'a pas suscité autant de grogne, aujourd'hui l'armée britannique semble déclencher une campagne pleine de rage, le feu vert ayant été donné par le secrétaire d'État britannique à la Défense Michael Fallon.

    Jetons un coup d'œil sur la nouvelle terminologie utilisée : selon les dires de M. Fallon, ce « navire de la honte » avait pour mission de « prolonger les souffrances du peuple syrien ». Espérons qu'il ne sous-entend pas que les frappes russes contre les extrémistes ont porté atteinte à ses protégés !

    Pourtant, la raison de cette soudaine rage pourrait s'avérer toute différente. De curieux chiffres ont fait récemment leur apparition dans des médias britanniques : quelque 1,4 million de livres sterling (1,6 million d'euros) ont été engloutis dans l'escorte royale du navire russe. Ayant compris que l'affaire n'en valait guère la peine, il est peu réjouissant de constater à quel point l'argent est jeté par les fenêtres dans le royaume de sa Glorieuse Majesté.

    En automne, alors que l'Amiral Kouznetsov s'apprêtait à briser les eaux de la Manche pour naviguer vers la Méditerranée, la Royal Navy a vite évoqué la « dissuasion » du groupe aéronaval russe. Du coup, la question se pose : les accusations récentes s'inscrivent-t-elles alors dans la stratégie de dissuasion ? Néanmoins, pour quelque raison que ce soit, le Royaume-Uni ne les a lancées qu'à l'issue d'une mission qui a par ailleurs été couronnée de succès : l'aviation embarquée russe a participé à la lutte contre les terroristes de Daech et les milliers de cibles visées ont été éliminées.

    Mais la presse britannique est d'un autre avis quant au rôle du porte-avions : selon le Daily Mail, ayant achevé sa « campagne de bombardements », l'« énorme porte-avions de Vladimir Poutine a rampé devant les rochers blancs de Douvres ».

    L’escorte du groupe aéronaval de l’Amiral Kouznetsov
    © Photo. Ministry of Defence (United Kingdom)
    Parmi d'autres péchés, il y a aussi le fait qu'il est entré prétendument dans la « zone d'intérêt » de la Grande-Bretagne. Quelle zone ? L'édition ne le précise pas.

    Dès lors, on se précipite pour dévoiler le riche équipement du porte-avions : des missiles, des armes de défense aérienne, des torpilles… Bon travail, l'escorte ! Surtout avec tous ces millions dépensés…

    En désespoir de cause, le média britannique fait discrètement remarquer que le navire St Albans, qui escorte l'Amiral Kouznetsov, est l'une des frégates les plus efficaces du monde. Avec un tel appui médiatique, il devrait être aisé d'affronter la redoutable menace russe, bien que celle-ci soit purement imaginaire…

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join ».

    Lire aussi:

    Combien coûte aux Britanniques d’escorter le groupe aéronaval de l’Amiral Kouznetsov?
    Le groupe aéronaval Amiral Kouznetsov entre dans la Manche sous l’œil méfiant de l’Otan
    Les performances des MiG-29 de l'Amiral Kouznetsov au crible
    Tags:
    La Faute Aux Russes, La Main du Kremlin, escorte, mission, navires, Admiral Kouznetsov (porte-avions), Royaume-Uni, Syrie, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik